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La vie a-t-elle pu naître par hasard?
QUAND Charles Darwin a proposé sa théorie de lévolution, il a admis quà lorigine la vie avait peut-être été insufflée par le Créateur à un petit nombre de formes, ou même à une seule1. Mais les théories évolutionnistes modernes excluent généralement toute idée dun Créateur. En revanche, la théorie de la génération spontanée, naguère rejetée, a été ressuscitée sous une forme légèrement modifiée.
La croyance en la génération spontanée remonte à plusieurs siècles. Au XVIIe siècle, des savants très respectés, comme Francis Bacon et William Harvey, acceptaient cette théorie. Cependant, au XIXe siècle, Louis Pasteur et dautres scientifiques lui avaient donné un coup apparemment mortel en prouvant par des expériences que la vie ne pouvait provenir que dune autre vie. Pourtant, et par la force des choses, les évolutionnistes supposent quil y a très longtemps des organismes microscopiques ont pu, dune manière ou dune autre, naître spontanément de la matière inerte.
Une nouvelle forme de génération spontanée
Dans son livre Le gène égoïste, Richard Dawkins résume lapparition de la vie selon lexplication évolutionniste couramment admise. Il laisse entendre quau commencement latmosphère de la terre se composait de bioxyde de carbone, de méthane, dammoniac et deau. Grâce à lénergie solaire, et peut-être aussi sous laction des éclairs et dexplosions volcaniques, ces éléments simples se seraient alors décomposés puis recomposés pour former des acides aminés. Plusieurs variétés de ces amino-acides se seraient accumulées dans locéan pour se combiner ensuite et constituer des protéines. Finalement, explique-t-il, locéan est devenu une soupe organique, mais toujours inanimé.
Cest alors que, selon Dawkins, à un certain moment, il se forma par accident une molécule particulièrement remarquable, une molécule capable de se reproduire. Tout en admettant quun tel accident était extrêmement improbable, il affirme quil a dû néanmoins avoir lieu. Des molécules identiques se sont ensuite combinées puis, de nouveau par un accident très improbable, se sont entourées dune membrane protectrice constituée dautres molécules protéiques. Cest ainsi, affirme-t-on, que la première cellule vivante est née spontanément2.
Arrivé à ce point, vous commencerez peut-être à comprendre pourquoi Dawkins écrit ceci dans la préface de son ouvrage: Ce livre (...) a des airs de science-fiction3. Cependant, quiconque lit des ouvrages traitant de lévolution constatera que cette façon daborder la question nest pas exceptionnelle. La plupart de ces livres effleurent à peine lénorme problème que constitue lexplication de lapparition de la vie à partir de la matière inanimée. Aussi William Thorpe, professeur de zoologie à luniversité de Cambridge, déclara-t-il à ses collègues: Toutes les hypothèses et les discussions superficielles qui ont été publiées ces dix à quinze dernières années pour expliquer lorigine de la vie se sont révélées beaucoup trop simplettes et trop légères. En fait, la solution du problème semble être tout aussi éloignée que par le passé4.
Le développement récent et très rapide des connaissances na fait quélargir le gouffre qui sépare linanimé de lanimé. En effet, on sest rendu compte que même les organismes unicellulaires connus depuis très longtemps sont dune infinie complexité. Au dire des astronomes Fred Hoyle et Chandra Wickramasinghe, pour la biologie, le problème consiste à arriver à un commencement simple. Or, les vestiges fossiles des formes de vie anciennes que lon a découverts dans les roches ne révèlent pas un commencement simple. (...) La théorie évolutionniste na donc pas de fondement solide5. Plus les connaissances augmentent, plus il devient difficile dexpliquer comment des micro-organismes dune complexité incroyable ont pu naître par hasard.
Voici les principales étapes qui, selon la théorie évolutionniste, auraient abouti à lorigine de la vie: 1) Latmosphère primitive appropriée vient à lexistence et 2) une soupe organique composée de molécules simples nécessaires à la vie se concentre dans les océans. 3) Ces molécules donnent les protéines et les nucléotides (composés chimiques très complexes), lesquels 4) se combinent et acquièrent une membrane, après quoi 5) ils développent un code génétique et commencent à se répliquer. Ces différentes étapes sharmonisent-elles avec les faits qui ont pu être observés?
Latmosphère primitive
En 1953, Stanley Miller obtint, grâce à une décharge électrique dans une atmosphère dhydrogène, de méthane, dammoniac et de vapeur deau, quelques-uns des nombreux acides aminés existants, les briques nécessaires à la construction des protéines. Il ne produisit toutefois que 4 des 20 acides aminés indispensables à la vie. Plus de 30 ans après, les savants nont toujours pas réussi à produire en laboratoire, dans des conditions que lon pourrait juger plausibles, la totalité des 20 acides aminés nécessaires.
Miller prétendait que latmosphère primitive de la terre était identique à celle quil avait reconstituée dans son ballon. Pourquoi? Parce que, comme son collègue et lui lécrivirent plus tard, la synthèse des composés ayant une valeur biologique ne se produit que dans une atmosphère réductrice [sans oxygène à létat libre]6. Cependant, dautres scientifiques estiment quil y avait de loxygène. Les évolutionnistes se trouvent donc enfermés dans un dilemme que Hitching définit ainsi: Avec de loxygène dans lair, le premier acide aminé naurait jamais vu le jour; sans oxygène, il aurait été anéanti par les rayons cosmiques7.
En réalité, toute tentative visant à définir la nature de latmosphère primitive de la terre ne peut reposer que sur des conjectures ou des suppositions. Personne ne sait avec certitude à quoi elle ressemblait.
La vie est-elle née dans une soupe organique?
Les acides aminés qui, de lavis des évolutionnistes, se seraient formés dans latmosphère avaient-ils des chances darriver jusquaux océans et dy constituer une soupe organique? Non, aucune. La même énergie qui, dans latmosphère, aurait provoqué la scission des composés simples aurait plus rapidement encore décomposé nimporte quel acide aminé complexe qui se serait formé. À propos de lexpérience au cours de laquelle Miller a provoqué une décharge électrique dans une atmosphère reconstituée, il est intéressant de noter que sil a pu sauver les quatre acides aminés quil avait ainsi obtenus, cest parce quil les a éloignés de létincelle. Sil les y avait laissés, ils auraient été décomposés.
Mais supposons que, comme on le prétend, ces acides aminés aient pu dune manière ou dune autre atteindre les océans et éviter la destruction par les rayons ultraviolets de latmosphère. Que se serait-il passé ensuite? Hitching lexplique: Dans leau, il ny aurait pas eu assez dénergie pour activer dautres réactions chimiques; de toute façon leau empêche le développement de molécules plus complexes8.
Ainsi donc, dès que les amino-acides se trouvent dans leau, il faut quils en sortent sils doivent former des molécules plus importantes et évoluer pour devenir des protéines utiles à la formation de la vie. Or, une fois quils sont hors de leau, ils sont de nouveau exposés aux rayons ultraviolets destructeurs! En dautres termes, dit Hitching, les chances hypothétiques pour que soit franchie avec succès cette première étape relativement facile [la production dacides aminés] de lévolution aboutissant à la vie sont pour ainsi dire inexistantes9.
Alors quon prétend couramment que la vie est apparue spontanément dans les océans, la vérité toute simple est que les masses deau ne sont pas favorables aux réactions chimiques nécessaires. Richard Dickerson, un chimiste, a écrit: Comment expliquer lapparition dune telle réaction de polymérisation [assemblage de petites molécules assurant la formation dune plus grosse] dans un environnement aqueux (les océans primitifs) qui favorise plutôt la dépolymérisation [division dune molécule en plusieurs molécules] par hydrolyse10? Le biochimiste George Wald est de cet avis; il dit: La décomposition spontanée est bien plus probable, et elle se produit beaucoup plus rapidement que la synthèse spontanée. Cela signifie quil ny aurait pas eu accumulation de soupe organique! Wald pense que cest là le problème le plus tenace que nous [les évolutionnistes] ayons à résoudre11.
La théorie de lévolution se heurte toutefois à un autre problème tout aussi tenace. Rappelez-vous quil existe plus de 100 acides aminés, mais que seulement 20 sont nécessaires à la formation des protéines indispensables à la vie. De plus, ils se présentent sous deux formes, images lune de lautre, les formes D (dextrogyre) et L (lévogyre) (de même que dans un miroir la main gauche est limage de la main droite). Sils sétaient formés par hasard, dans une soupe organique hypothétique par exemple, il y aurait eu probablement des amino-acides D et dautres L. On ne sait pas pourquoi il faut une forme plutôt que lautre pour les organismes vivants, mais les 20 acides aminés indispensables à la production des protéines nécessaires à la vie sont tous de la série L!
Alors, comment se pourrait-il que, par hasard, seuls les acides aminés de la catégorie requise sunissent dans la soupe organique? Le physicien J. Bernal reconnaît: Il faut admettre que lexplication (...) demeure une des plus grandes difficultés pour ce qui est des structures de la vie. Et il conclut: Peut-être ne pourrons-nous jamais expliquer cela12.
Les probabilités et la naissance spontanée des protéines
Quelles chances y avait-il que les acides aminés appropriés sunissent pour former une molécule protéique? En guise dillustration, imaginons un gros tas de haricots rouges et de haricots blancs en nombre égal que lon aurait bien mélangés. Il y a également dans ce tas plus de 100 variétés de haricots. Si vous preniez une louche de haricots, à votre avis, quobtiendriez-vous? Pour obtenir les haricots qui figurent les constituants de base nécessaires à la formation dune protéine, votre louche ne devrait contenir que des haricots rouges, pas un seul haricot blanc! De plus, vous devriez avoir des représentants de 20 variétés seulement. Chaque haricot devrait en outre occuper une place bien définie et fixée à lavance. Dans la réalité, si une seule des conditions requises nest pas remplie, la fonction de la protéine ainsi produite ne peut être assurée. Obtiendrions-nous de notre tas de haricots hypothétique la bonne combinaison, même si nous le remuions et puisions dedans maintes et maintes fois? Non. Alors, comment cela aurait-il pu se produire dans la soupe organique en question?
Les protéines indispensables à la vie se composent de molécules très complexes. Quelle était la probabilité dapparition dune seule de ces molécules par hasard dans une soupe organique? Des évolutionnistes reconnaissent quil y avait une chance sur 10113 (1 suivi de 113 zéros). Or, pour les mathématiciens, un événement qui na quune chance sur 1050 de se produire est en fait une impossibilité. On peut se rendre compte à quel point cela était improbable quand on considère que le nombre 10113 est plus important que le nombre total de tous les atomes de lunivers, selon les estimations des savants!
Certaines protéines servent de matériaux de construction, dautres denzymes, lesquels accélèrent les réactions chimiques à lintérieur des cellules. Sans ces enzymes, la cellule mourrait. Mais pour maintenir celle-ci en activité, il faut que 2 000 protéines, et non pas quelques-unes seulement, servent denzymes. Quelles chances y avait-il dobtenir toutes ces protéines par hasard? Une sur 1040 000! Une probabilité terriblement faible quon ne pourrait envisager, dit Hoyle, même si lunivers tout entier était une soupe organique. Et il ajoute: À moins que, par ses préjugés nés de ses croyances sociales ou de sa formation scientifique, on soit persuadé que la vie est née [spontanément] sur la terre, ce simple calcul écarte complètement cette idée13.
Cependant, la probabilité dun tel phénomène est beaucoup plus faible encore que ne le laisse entendre ce chiffre déjà terriblement petit. En effet, la cellule doit être entourée dune membrane. Or cette membrane, constituée de protéines, de glucides et de lipides, est extrêmement complexe. Voici dailleurs ce quécrit à ce sujet lévolutionniste Leslie Orgel: Les membranes cellulaires comportent aujourdhui des canaux et des pompes qui règlent très précisément lintroduction et le rejet déléments nutritifs, des déchets, des ions métalliques, etc. Ces canaux aux fonctions hautement spécifiques ont besoin de protéines très particulières, des molécules qui ne pouvaient exister au tout début de lévolution de la vie14.
Lextraordinaire code génétique
Il est encore plus difficile dobtenir les acides nucléiques, constituants de lADN, support du code génétique. Il faut cinq histones pour une molécule dADN. (On pense que les histones jouent un rôle pour ce qui est de diriger lactivité des gènes.) Il y aurait, dit-on, une chance sur 20100 pour que se forme par hasard la plus simple de ces histones. Cest là aussi un chiffre énorme, supérieur au nombre total des atomes dont sont constituées toutes les étoiles et les galaxies visibles au moyen des plus grands télescopes astronomiques15.
Mais la théorie de lévolution rencontre des difficultés plus grandes encore quand on aborde la question de lorigine du code génétique complet, lequel est absolument nécessaire à la reproduction de la cellule. Cest alors que ressurgit le dilemme de luf et de la poule à propos des protéines et de lADN; Hitching déclare: Les protéines ont besoin de lADN pour se former. Mais lADN a lui-même besoin dune protéine pour se former16. On se retrouve donc devant le paradoxe soulevé par Dickerson: Lequel est apparu le premier, la protéine ou lADN? Ce scientifique propose cette réponse: Ils se sont développés en parallèle17. Cela revient à dire que luf et la poule ont évolué simultanément, aucun deux nétant issu de lautre. Cela vous paraît-il raisonnable? Un savant a résumé ainsi lénigme: Lorigine du code génétique soulève un énorme problème, celui de luf et de la poule, qui demeure encore aujourdhui totalement obscur18.
Un autre scientifique a fait cet intéressant commentaire: Nous ne disposons daucun modèle de laboratoire permettant de simuler lévolution de la machinerie génétique; on peut donc en discuter sans fin, sans être gêné par quelque contingence19. Mais est-ce suivre la méthode scientifique que décarter aussi facilement lavalanche de contingences? Leslie Orgel parle de lexistence du code génétique comme de laspect le plus déconcertant du problème que constituent les origines de la vie20. Quant à Francis Crick, il tire cette conclusion: En dépit de la quasi-universalité du code génétique, le mécanisme nécessaire pour le mettre en uvre est beaucoup trop sophistiqué pour être apparu dun seul coup21.
24 Les évolutionnistes tentent déliminer la nécessité devant laquelle ils se trouvent de faire se réaliser limpossible dun seul coup en adoptant lidée dun processus graduel par lequel la sélection naturelle aurait pu faire son uvre dune façon progressive. Mais sil ny a pas de code génétique pour mettre en branle le processus de reproduction, la sélection naturelle na rien à sélectionner.
La photosynthèse
Lévolutionnisme se trouve devant un autre obstacle. À un certain moment, la cellule primitive aurait dû inventer un phénomène qui allait bouleverser la vie sur la terre: la photosynthèse. Ce processus, au cours duquel les plantes absorbent le gaz carbonique et rejettent loxygène, nest toujours pas parfaitement compris par les savants. Selon F. Went, un biologiste, cest un processus que jusque-là personne na été capable de reproduire dans une éprouvette22. Et pourtant, les évolutionnistes pensent que cest par hasard quune minuscule cellule a mis en branle ce processus.
La photosynthèse a transformé latmosphère dépourvue doxygène à létat libre en une nouvelle atmosphère dont 20 pour cent de molécules sont de loxygène. Grâce à cela, les animaux pourraient respirer de loxygène et vivre. De plus, il sest formé une couche dozone qui allait protéger toute vie contre les radiations néfastes des rayons ultraviolets. La conjugaison remarquable de ces conditions peut-elle être tout simplement attribuée au hasard?
Y a-t-il une intelligence derrière tout cela?
Lorsquils sont obligés de constater à quel point il est improbable quune cellule ait pu naître par le seul hasard, certains évolutionnistes se sentent obligés de faire marche arrière. Par exemple, Hoyle et Wickramasinghe (auteurs de Evolution From Space) renoncent en disant: Ces questions sont trop complexes pour que nous puissions fixer des chiffres. Et ils ajoutent: Il nest pas possible de sen sortir en imaginant simplement une soupe organique plus vaste et meilleure, comme nous espérions nous-mêmes pouvoir le faire il y a un ou deux ans. Les chiffres calculés plus haut sont tout aussi fabuleux pour une soupe universelle que pour une soupe limitée à la terre23.
Cest pourquoi, après avoir reconnu que dune manière ou dune autre il a fallu une intelligence pour que la vie apparaisse, ces deux auteurs déclarent: En fait, une telle hypothèse saute tellement aux yeux quon se demande pourquoi elle nest pas largement acceptée comme une évidence. Les raisons en sont plus psychologiques que scientifiques24. Un observateur pourrait donc en conclure quune barrière psychologique est la seule raison plausible pour laquelle la plupart des évolutionnistes sobstinent à expliquer lorigine de la vie par le hasard et excluent toute idée de dessein, de finalité ou de direction25, selon les expressions de Dawkins. Effectivement, après avoir pourtant admis la nécessité dune intelligence, même Hoyle et Wickramasinghe disent quils ne croient pas quun Créateur soit à lorigine de la vie26. Suivant leur raisonnement, il a fallu une intelligence, mais lidée dun Créateur, elle, est inacceptable. Nest-ce pas contradictoire?
Est-ce scientifique?
Pour admettre comme un fait scientifique que la vie soit apparue par hasard, encore faut-il que cela soit établi selon la méthode scientifique, que lon définit ainsi: Observez ce qui se produit; sur la base de vos observations, formulez une théorie qui pourrait être exacte; mettez-la à lépreuve par dautres observations et par des expériences; voyez si les prédictions découlant de votre théorie se réalisent.
Il na pas été possible, en cherchant à suivre la méthode scientifique, dobserver lapparition spontanée de la vie. Il ny a aucune preuve que cela se produise aujourdhui et, bien entendu, aucun observateur humain nétait présent à lépoque où les évolutionnistes situent lévénement. Aucune théorie expliquant la génération spontanée de la vie na pu être vérifiée par lobservation. On a été incapable de reproduire lexpérience en laboratoire. Les prédictions fondées sur cette théorie ne se sont pas réalisées. Puisquil est impossible de suivre la méthode scientifique, est-il vraiment scientifique délever une telle théorie au niveau dun fait?
En revanche, quantité de faits nous amènent à conclure que la génération spontanée de la vie à partir de la matière inanimée est impossible. Il suffit dexaminer attentivement lampleur dune telle uvre, reconnaît George Wald, professeur à lUniversité Harvard, pour admettre que la génération spontanée dun organisme vivant est une impossibilité. Mais que croit ce partisan de lévolution? Il répond: Pourtant, je crois que nous sommes le résultat de la génération spontanée27. Vous paraît-il témoigner dun esprit scientifique et impartial?
Joseph Woodger, biologiste anglais, dit que cest pur dogmatisme que daffirmer que ce que lon veut croire sest effectivement produit28. Comment des savants ont-ils pu accepter eux-mêmes ce qui est une violation flagrante de la méthode scientifique? Loren Eiseley, évolutionniste réputé, a reconnu: Après avoir reproché aux théologiens de sappuyer sur le mythe et le miracle, la science se voyait dans la triste obligation de créer une mythologie nouvelle, cest-à-dire de présumer que ce quun long effort ne pouvait produire aujourdhui sétait produit à la genèse du monde29.
Si lon sen tient aux faits, la théorie selon laquelle la vie serait apparue par hasard relève plus de la science-fiction que de la science tout court. Dans ce domaine, bon nombre de partisans de lévolution ont manifestement abandonné la méthode scientifique pour croire ce quils souhaitaient croire. Malgré tout ce qui rend absolument improbable la naissance de la vie par hasard, le dogmatisme le plus tranchant lemporte sur la prudence qui, normalement, caractérise la méthode scientifique.
Tous les savants ne lacceptent pas
Cependant, tous les savants nont pas rejeté catégoriquement lautre alternative. Par exemple, conscient de tout ce qui rend invraisemblable la génération spontanée de la vie, le physicien H. Lipson dit ceci: La seule explication acceptable, cest la création. Je sais que cest une abomination aux yeux des physiciens, et à mes yeux aussi dailleurs, mais on ne doit pas rejeter une théorie quon naime pas quand elle est fondée sur les faits établis. Il ajouta quaprès la parution de Lorigine des espèces, le livre de Darwin, lévolution est devenue en quelque sorte une religion scientifique; presque tous les savants lont acceptée, et beaucoup sont prêts à infléchir leurs observations pour les faire correspondre à la théorie30. Telle est la triste vérité.
Chandra Wickramasinghe, professeur à luniversité de Cardiff, déclara: Dès le début de ma formation de scientifique, on ma bourré le crâne pour me convaincre quon ne peut concilier la science et la création dirigée, quelle quelle soit. Il ma fallu rejeter avec peine ce concept. Je me sens très mal à laise dans cette situation, dans létat desprit qui est le mien aujourdhui. Mais il ny a aucun moyen raisonnable den sortir. (...) Dire que la vie est apparue sur la terre à la suite dun accident chimique, cest rechercher un grain de sable bien particulier sur toutes les plages de toutes les planètes de lunivers... et le trouver. En dautres termes, il est tout simplement impossible que la vie soit née dun accident chimique. Wickramasinghe conclut ainsi: Pour comprendre lagencement précis des constituants chimiques nécessaires à la vie, il ny a pas dautre moyen que dinvoquer la création à léchelle cosmique31.
Quant à lastronome Robert Jastrow, il dit: Les savants ne peuvent prouver que la vie ne fut pas la conséquence dun acte de création32.
Et même si lon admet quune première cellule vivante est bien apparue spontanément dune manière ou dune autre, y a-t-il des preuves quelle ait évolué et se soit transformée pour donner naissance à toutes les créatures ayant jamais existé sur la terre? Les registres fossiles apportent une réponse que nous examinerons dans le chapitre suivant.
Des évolutionnistes, vivants ou décédés, parlent de lorigine de la vie.
Lhypothèse selon laquelle la vie se serait développée à partir de la matière inerte est toujours un article de foi. J. Sullivan, mathématiciend.
Il y a autant de chances que la vie soit apparue de façon fortuite quil y en a dobtenir un dictionnaire complet à la suite de lexplosion dune imprimerie. Edwin Conklin, biologistee.
Il suffit dexaminer attentivement lampleur dune telle uvre pour admettre que la génération spontanée dun organisme vivant est une impossibilité. George Wald, biochimistef.
Un honnête homme, armé de toutes les connaissances dont nous sommes actuellement en possession, ne pourrait déclarer quune seule chose: pour le moment, lorigine de la vie apparaît presque comme un miracle. Francis Crick, biologisteg.
À moins que, par ses préjugés nés de ses croyances sociales ou de sa formation scientifique, on ne soit persuadé que la vie est née [spontanément] sur la terre, ce simple calcul [le calcul des probabilités qui soppose à une telle croyance] écarte complètement cette idée. Fred Hoyle et N. Wickramasinghe, astronomesh.
Lévolution est-elle scientifiquement prouvée?
On définit ainsi la méthode scientifique: Observez ce qui se passe; sur la base de vos observations, formulez une théorie qui pourrait être exacte; mettez-la à lépreuve par dautres observations et par des expériences; voyez si les prédictions fondées sur votre théorie se réalisent. Est-ce là la méthode quont suivie ceux qui soutiennent et enseignent lévolution?
Lastronome Robert Jastrow déclare: À leur grand regret, [les savants] ne peuvent fournir de réponse tranchée, parce que les chimistes nont jamais réussi à reproduire les expériences de la nature concernant la création dune vie à partir de matière inerte. Les savants ignorent comment cela sest passé. Au-delà du cerveau, 1982, p. 19.
Lévolutionniste Loren Eiseley a reconnu: Après avoir reproché aux théologiens de sappuyer sur le mythe et le miracle, la science se voyait dans la triste obligation de créer une mythologie nouvelle, cest-à-dire de présumer que ce quun long effort ne pouvait produire aujourdhui sétait produit à la genèse du monde. Limmense voyage, p. 186.
Une revue britannique remarque quun nombre croissant de savants, et notamment dévolutionnistes, (...) affirment que la théorie évolutionniste de Darwin nest pas une théorie vraiment scientifique. (...) Bon nombre de ces critiques sont pourvus de solides diplômes. New Scientist du 25 juin 1981, p. 828.
Le physicien H. Lipson a dit: La seule explication acceptable, cest la création. Je sais que cest une abomination aux yeux des physiciens, et à mes yeux aussi dailleurs, mais on ne doit pas rejeter une théorie quon naime pas quand elle est fondée sur les faits établis. (Cest nous qui soulignons.) Physics Bulletin, 1980, tome XXXI, p. 138.
Les partisans de lévolution sont-ils unanimes? Cela a-t-il une influence sur votre façon de considérer ce quils enseignent?
À loccasion du centenaire du livre Lorigine des espèces de Darwin, on a publié une édition spéciale de cet ouvrage dont la préface disait notamment: Comme nous le savons, les biologistes ont des points de vue très divergents, non seulement sur les causes de lévolution, mais aussi sur le processus évolutif lui-même. Ces divergences existent parce que les preuves ne sont pas vraiment convaincantes et ne permettent darriver à aucune conclusion certaine. Il est donc normal et juste dattirer lattention des lecteurs nayant pas une formation scientifique sur les désaccords au sujet de lévolution. Préface de W. Thompson, qui était alors directeur de lInstitut des études biologiques pour le Commonwealth, à Ottawa (Canada).
Un siècle après la mort de Darwin, nous navons toujours pas la moindre idée démontrable, voire plausible, de la façon dont lévolution sest réellement faite, ce qui a provoqué ces dernières années une succession extraordinaire de disputes sur lensemble de la question. (...) Il y a presque un état de guerre ouverte parmi les évolutionnistes eux-mêmes, chaque secte [évolutionniste] préconisant quelque modification nouvelle. C. Booker (rédacteur au Times de Londres), The Star (Johannesburg) du 20 avril 1982, p. 19.
Une revue scientifique a déclaré: Lévolution (...) nest pas seulement attaquée par les chrétiens fondamentalistes. Elle est également contestée par des savants réputés. Les désaccords sont de plus en plus grands parmi les paléontologistes, les spécialistes des fossiles. Discover doctobre 1980, p. 88.
Quel est le témoignage des archives fossiles?
Darwin a reconnu: Si des espèces nombreuses (...) avaient réellement apparu tout à coup, ce fait anéantirait la théorie de lévolution. (Lorigine des espèces, 1983, Maspero, II, p. 378.) Les faits indiquent-ils que des espèces nombreuses sont venues à lexistence en même temps, ou montrent-ils quil y a eu un développement graduel, comme le soutient lévolution?
A-t-on découvert suffisamment de fossiles pour pouvoir tirer une conclusion valable?
Porter Kier, de
Que révèlent les archives fossiles?
Le Bulletin (angl.) du Field Museum of Natural History de Chicago a fait ce commentaire: La théorie de Darwin [sur lévolution] a toujours été très liée au témoignage des fossiles, et il est probable que la plupart des gens simaginent que ceux-ci apportent une contribution très importante à largumentation avancée en faveur des interprétations darwiniennes sur lhistoire de la vie. Malheureusement, ce nest pas rigoureusement exact. (...) Les registres géologiques ne fournissaient pas et ne fournissent toujours pas une chaîne continue indiquant une évolution lente et graduelle. Janvier 1979, tome L, no 1, pp. 22, 23.
Un ouvrage explique quà partir du début du Cambrien et sur une période de quelque 10 millions dannées, tous les principaux groupes dinvertébrés pourvus dun squelette externe firent leur apparition de la façon la plus spectaculaire et la plus diversifiée qui ait jamais été enregistrée sur notre planète. A View of Life (Californie, 1981) de Salvador Luria, Stephen Gould et Sam Singer, p. 649.
Voici ce qua écrit le paléontologiste Alfred Romer: Au-dessous [du Cambrien], on trouve dépaisses strates sédimentaires où lon sattendrait normalement à découvrir les ancêtres des formes cambriennes. Cependant, nous ne les y trouvons pas; ces strates plus anciennes sont pour ainsi dire dépourvues de traces de vie, de sorte quon pourrait dire raisonnablement que le tableau général est conforme à la conception dune création spéciale au début du Cambrien. Natural History doctobre 1959, p. 467.
Le zoologiste Harold Coffin tire cette conclusion: Sil est exact quil y a eu évolution progressive du simple vers le complexe, alors on aurait dû trouver les ancêtres de ces créatures vivantes pleinement développées quon rencontre dans le Cambrien. Mais voilà, on ne les a pas trouvés, et les scientifiques admettent quil y a peu de chances quon les trouve un jour. Si lon se fonde uniquement sur les faits et sur ce quon a effectivement découvert dans la terre, cest la thèse selon laquelle les grandes formes de vie sont la conséquence dun acte de création soudain qui concorde le mieux avec les faits. Liberty de septembre-octobre 1975, p. 12.
Dans son ouvrage Cosmos, Carl Sagan admet franchement: Ce que révèlent les fossiles pourrait ne pas être incompatible avec lexistence dun Créateur. (Paris, 1981), p. 28.
Suite le l'acticle voir: "sommes-nous le produit d'une évolution......" -2
Les mutations, ou profondes et brusques modifications au niveau des gènes, seraient-elles le mécanisme de lévolution?
Une revue déclare: Les révisionnistes de lévolution croient que les mutations dans les principaux gènes de régulation sont peut-être précisément les marteaux-piqueurs dont leur théorie des sauts évolutifs a besoin. Toutefois, daprès la même revue, le zoologiste anglais Colin Patterson aurait reconnu: Toutes les suppositions sont permises. Nous ne savons rien de ces principaux gènes de régulation. (Science Digest de février 1982, p. 92). Autrement dit, aucune preuve nappuie cette théorie.
Une encyclopédie avoue: Le fait que la plupart des mutations sont néfastes à lorganisme semble difficile à concilier avec lidée selon laquelle elles sont la source des matériaux nécessaires à lévolution. En effet, les mutants reproduits dans les manuels de biologie constituent une collection de bizarreries et de monstruosités, et les mutations semblent bien être un processus destructeur plutôt que constructeur. The Encyclopedia Americana (1977), tome X, p. 742.
Que doit-on penser des hommes-singes qui sont représentés dans les manuels décole, les encyclopédies et les musées?
La chair et le poil dans ce genre de reproductions sont le fruit de limagination. (...) La couleur de la peau; la couleur, la forme et limplantation du système pileux; les traits; le visage; nous ne savons absolument rien de tout cela pour nimporte quel homme préhistorique. The Biology of Race (New York, 1971) de James King, pp. 135, 151.
Limmense majorité des planches dessinées sont davantage fondées sur limagination que sur les faits. (...) Les artistes doivent créer quelque chose qui se situe entre un grand singe et un être humain; plus le spécimen est jugé vieux, plus ils lui donnent une allure simiesque. Science Digest davril 1981, p. 41.
On commence de même à sapercevoir que lhomme primitif nétait pas un sauvage; il nous reste encore à nous persuader que les contemporains du Pléistocène nétaient pas des brutes et encore moins des créatures simiesques au psychisme rudimentaire. Cest pourquoi les reconstitutions qui prétendent représenter le Néanderthalien ou le Pithécanthrope sont grotesques. Dieu était déjà là dIvar Lissner, p. 281.
Les livres de science ne présentent-ils pas lévolution comme un fait?
Beaucoup de savants succombent à la tentation du dogmatisme (...). On a maintes et maintes fois présenté lorigine des espèces comme une question définitivement réglée. Il ny a rien de plus éloigné de la vérité. (...) Pourtant, cette tendance dogmatique persiste, et elle ne rend pas service à la cause de la science. The Guardian (Londres) du 4 décembre 1980, p. 15.
La fraude scientifique Une fraude plus condamnable
Un dictionnaire définit la fraude comme un acte visant à tromper ou à dénaturer. Cest également la perversion volontaire de la vérité dans le but dinciter autrui à abandonner quelque chose de valeur.
LÉVOLUTION est un fait. Cest par cette confession de foi quun scientifique assure la communauté scientifique de son orthodoxie. À lintention du public, on ajoute fréquemment laffirmation péremptoire selon laquelle la preuve en a été si souvent apportée quil nest plus nécessaire de létablir de nouveau. Déclaration dautant plus commode que les évolutionnistes nont jamais apporté aucune preuve. Malgré cela, depuis des années on ne cesse de rabâcher cette formule comme on le ferait dun mantra: Lévolution est un fait.
En avril dernier, voici ce quon a pu lire dans un magazine littéraire (The New York Times Book Review) sous la plume du biologiste Richard Dawkins: Nous voulons parler du fait de lévolution, un fait pour lequel nous disposons de preuves irréfutables dont on ne peut raisonnablement douter. Lauteur ajoutait quétudier la création en cours de sciences naturelles est à peu près aussi sensé que de passer la moitié des cours dastronomie à dire que la terre est plate. Comme la suggéré quelquun, autant consacrer la moitié des cours déducation sexuelle à parler de la théorie des cigognes. Quand on rencontre une personne qui déclare ne pas croire à lévolution, on peut affirmer sans crainte de se tromper quon a affaire à un individu ignorant, stupide ou débile (ou malfaisant, mais je préfère ne pas envisager cette hypothèse).
Le numéro de janvier 1987 de la revue scientifique Discover présentait un essai de Stephen Gould sur lévolution. Manifestement décidé à faire donner la grosse artillerie, lauteur y proclamait 12 fois en cinq pages que lévolution est un fait. Voici quelques extraits de son article:
Par son uvre, affirme-t-il, Darwin a établi le fait de lévolution. Lévolution est un fait tout aussi sûrement établi que nimporte quelle autre vérité scientifique (aussi certain que la révolution de la terre autour du soleil). À la mort de Darwin, la majorité des esprits réfléchis en sont venus à accepter lévolution comme un fait. M. Gould parle dun fait certain et du fait de la transmutation. Lévolution est également un fait naturel. Lévolution est établie aussi sûrement que nimporte quel autre fait scientifique. Notre confiance dans le fait de lévolution repose sur de nombreuses données. Il évoque ladhésion des biologistes au fait de lévolution. Les théologiens ne sont pas troublés par le fait de lévolution. Je connais des centaines de scientifiques qui croient au fait de lévolution.
Il écrit également: Je ne voudrais pas passer pour un doctrinaire ségosillant à rameuter ses troupes, mais les biologistes sont parvenus à un consensus (...) sur le fait de lévolution. Toutefois, peut-on dire que ses propos ne sont pas ceux dun doctrinaire ségosillant à rameuter ses troupes?
Balayant cette belle assurance sur le caractère incontestable de lévolution, Michael Denton, spécialiste en biologie moléculaire, déclare sans ambages: De telles assertions sont tout simplement absurdes. Plus quabsurdes. Frauduleuses. Elles sont trompeuses et dénaturent les faits. Elles pervertissent la vérité dans le but dinciter les gens à abandonner quelque chose de valeur. La presse écrite, la radio, la télévision, les émissions sur la nature ou sur la science, les manuels scolaires dès les premières années de primaire sont autant de moyens employés pour seriner la litanie de lirréfutabilité de lévolution aux oreilles du public. Toutefois, le New York Times a récemment révélé quune commission pédagogique de Californie a donné des consignes en faveur de manuels de science qui semblent ne plus autant présenter lévolution comme un fait. 10 novembre 1989.
Les tactiques utilisées rappellent celles des prêtres en chef et des Pharisiens du temps de Jésus. Quand les préposés quon avait envoyés arrêter Jésus revinrent sans lui, les Pharisiens leur demandèrent: Pourquoi ne lavez-vous pas amené? Les préposés répondirent: Aucun autre homme na jamais parlé ainsi. Sur quoi, les Pharisiens répondirent: Est-ce que, vous aussi, vous vous êtes laissé égarer? Est-ce quun des chefs ou des Pharisiens a foi en lui? Mais cette foule qui ne connaît pas
Aujourdhui, les évolutionnistes ne sy prennent pas autrement que les Pharisiens: Faites-nous confiance, disent-ils. Tous les grands scientifiques, tous les gens intelligents croient à lévolution. Seuls les ignorants et les gens sans instruction refusent dy croire. Succombant à cette forme dintimidation et de pression psychologique, les masses se rallient au camp évolutionniste. Comme elles ignorent tout des faiblesses, des lacunes, des spéculations boiteuses et des impossibilités de la théorie de lévolution telle que lapparition de la vie à partir déléments chimiques inanimés , elles se laissent gagner à la cause évolutionniste à force dentendre ses partisans en marteler les principes. La théorie est érigée en dogme, ses prédicateurs tombent dans larrogance, et les dissidents se voient rabaissés avec mépris. La stratégie est bonne. Elle a fait merveille au temps de Jésus; elle nest pas moins efficace aujourdhui.
Cette formule de quatre mots, Lévolution est un fait, est brève, simple, et répétée avec insistance (jusquà 12 fois dans un court essai). Tout contribue donc à en faire un moyen de propagande efficace, le phénomène de répétition lélevant ensuite au rang de slogan. Or, pour peu quon lentende partout, un slogan prend vite possession des esprits et se retrouve sur toutes les lèvres sans guère avoir été analysé objectivement ni soumis à un examen critique. Une fois une théorie élevée au rang de slogan par la communauté, il devient inutile de sefforcer den établir la validité, et quiconque la met en doute est regardé avec mépris. Tout dissident qui prétend présenter une critique rationnelle de la validité du slogan devient particulièrement irritant, et il essuie alors la seule riposte possible: la moquerie.
Les évolutionnistes qui mentent effrontément en clamant que lévolution est un fait sinspirent également des méthodes de Hitler, qui a écrit à propos de la masse quil manipulait: Dans la simplicité primitive de ses sentiments, [elle] sera (...) plus facilement victime dun grand mensonge que dun petit. Elle ne commet elle-même, en général, que de petits mensonges, tandis quelle aurait trop de honte à en commettre de grands. Un dicton populaire déclare: Si tu dis un mensonge suffisamment gros, et le répètes souvent, beaucoup finiront par le croire. Celui des évolutionnistes est manifestement assez gros, et il est assurément répété assez fréquemment pour que des millions de personnes y croient.
Ce mensonge constitue également une fraude, car cest un acte visant à tromper ou à dénaturer, une perversion volontaire de la vérité dans le but dinciter autrui à abandonner quelque chose de valeur. En enseignant que les ancêtres de lhomme sont des animaux micro-organismes au début de la chaîne et créature simiesque à la fin , les évolutionnistes ont échangé la vérité de Dieu contre le mensonge. Ce faisant, ils incitent quantité de personnes à abandonner quelque chose de grand prix: la foi en un Dieu qui serait leur Créateur. Romains 1:25.
Conçu pour vivre éternellement
LE CORPS humain est prodigieusement conçu. Son développement et sa croissance tiennent tout simplement du miracle. De façon redoutable, je suis fait dune manière merveilleuse, sest exclamé un homme de lAntiquité (Psaume 139:14). Pleinement conscients des merveilles du corps humain, certains savants ne comprennent pas pourquoi nous vieillissons et mourons. Est-ce également votre cas?
Le vieillissement, écrit Steven Austad, biologiste à lUniversité Harvard, est un phénomène tellement présent que je métonne que davantage de personnes ny voient pas un mystère biologique essentiel. Parce quil est universel, le vieillissement est considéré comme plus normal, précise-t-il. Mais, à la réflexion, est-il logique que nous vieillissions et mourions?
Dans son livre Pourquoi et comment nous vieillissons, publié en 1994, le professeur Leonard Hayflick exprime son profond étonnement devant la vie et la croissance de lhomme. Il écrit: Après avoir accompli des miracles pour nous mener de la conception à la naissance, puis à la maturité sexuelle et à létat adulte, la nature a choisi de ne pas mettre au point un mécanisme, qui eût été probablement plus élémentaire, pour perpétuer éternellement le résultat de ces miracles. Cette question intrigue les biogérontologues [savants qui étudient les aspects biologiques du vieillissement] depuis des dizaines dannées.
Le vieillissement et la mort vous intriguent-ils, vous aussi? Quel dessein servent-ils? Alors que pour ainsi dire tous les événements biologiques intervenant de la conception à la maturité semblent répondre à un objectif, ce nest pas le cas du vieillissement, fait observer M. Hayflick. On ne comprend pas vraiment sa raison dêtre. Bien que nous en sachions maintenant beaucoup sur le processus en lui-même (...), lissue inévitable reste un vieillissement incompréhensible et la mort.
Se pourrait-il que nous ayons été faits, non pour vieillir et mourir, mais, au contraire, pour vivre éternellement sur la terre?
Le désir de vivre
Vous laurez remarqué, lidée de vieillir et de mourir indispose presque tout le monde. Beaucoup la trouvent même effrayante. Dans son livre Mourir, le docteur Sherwin Nuland écrit: Personne ne paraît psychologiquement apte à faire face à lidée de son propre état de mort, dune inconscience définitive dans laquelle il ny a ni vide ni vacuum, dans laquelle il ny a tout simplement rien. Connaissez-vous quelquun qui souhaite vieillir, tomber malade et mourir?
Pourtant, si la vieillesse et la mort étaient naturelles, si elles sinscrivaient dans quelque plan directeur, ne seraient-elles pas les bienvenues? Mais ce nest pas le cas. Pourquoi? La réponse tient à la manière dont nous avons été créés. Dieu a mis dans [notre] cur la pensée de léternité, dit la Bible (Ecclésiaste 3:11, Segond). Animé de ce désir dun avenir sans fin, lhomme cherche depuis longtemps
Conçu pour sautoréparer
Dans la revue Natural History, Steven Austad expose une idée couramment admise: Nous avons tendance à considérer quil en est de lhomme et des animaux comme des machines: que lusure est inévitable. Cest là une conception erronée. Les organismes biologiques sont fondamentalement différents des machines, poursuit-il. Ils sautoréparent: les blessures et les os guérissent, les maladies passent.
Mais alors, pourquoi vieillissons-nous? Ou, pour reprendre les termes de Steven Austad, pourquoi [les organismes biologiques] sont-ils soumis aux mêmes types dusure que les machines? Étant donné que nos tissus se régénèrent, pourquoi ne le font-ils pas indéfiniment?
Dans la revue Discover, Jared Diamond, biologiste évolutionniste, parle de la merveilleuse faculté des organismes physiques à sautoréparer: La cicatrisation, processus de réparation de la peau, est lun des exemples les plus visibles des systèmes de réparation du corps. Beaucoup danimaux sont capables de résultats bien plus spectaculaires: le lézard peut régénérer plusieurs fois sa queue, létoile de mer et le crabe leurs membres, le concombre de mer ses intestins.
À propos du remplacement des dents, Jared Diamond explique: Les humains en produisent deux séries, les éléphants six et les requins un nombre indéterminé. Puis il ajoute: Au niveau microscopique également se produit un renouvellement régulier. Les cellules qui tapissent notre intestin sont remplacées au bout de quelques jours, celles qui tapissent notre vessie tous les deux mois, et nos globules rouges tous les quatre mois.
Sur le plan moléculaire, les molécules qui composent nos protéines se renouvellent continuellement, à un rythme propre à chaque type de protéines; de sorte que nous naccumulons pas les molécules endommagées. Si vous comparez lapparence de lun de vos proches avec celle quil avait il y a un mois, vous ne verrez probablement aucune différence, mais beaucoup des molécules formant son corps ne seront plus les mêmes.
La plupart des cellules du corps sont remplacées périodiquement par de nouvelles. Mais peut-être certaines, les neurones par exemple, ne le sont-elles jamais. On notera cependant cette explication de Leonard Hayflick: Si toutes les parties dune cellule ont été remplacées, la cellule nest plus la même. Peut-être les neurones avec lesquels vous êtes né semblent-ils être toujours les mêmes, mais en réalité beaucoup de leurs molécules (...) ont peut-être été remplacées. Donc, en définitive, les cellules qui ne se divisent pas ne sont pas forcément les mêmes que celles que vous aviez à la naissance! Cela parce que les composants de ces cellules sont remplacés. Dès lors, le remplacement des matériaux du corps pourrait théoriquement prolonger notre vie éternellement.
Le professeur Hayflick a parlé des miracles [nous menant] de la conception à la naissance. Examinons-en brièvement quelques-uns, et voyons sil est possible quexiste ce quil appelle un mécanisme plus élémentaire pour perpétuer éternellement le résultat de ces miracles.
La cellule
Un adulte est composé de quelque 100 000 milliards de cellules, chacune dune complexité dépassant lentendement. Pour illustrer cette complexité, la revue Newsweek a comparé la cellule à une ville fortifiée: Des centrales électriques produisent lénergie dont la cellule a besoin. Des usines fabriquent des protéines indispensables à la chimie de lorganisme. Des systèmes de transport complexes assurent les échanges chimiques à lintérieur comme à lextérieur de la cellule. Des sentinelles postées sur les fortifications contrôlent les importations et les exportations, et surveillent le monde extérieur, à laffût du moindre signe de danger. Des armées biologiques disciplinées sont prêtes à repousser tout intrus. Le maintien de lordre est assuré par un gouvernement central génétique.
Comment vous et vos 100 000 milliards de cellules êtes-vous venus à lexistence? Vous nétiez au départ quune cellule, fruit de lunion dun spermatozoïde de votre père et dun ovule de votre mère. Lors de cette union, des plans ont été dressés dans lADN (abréviation dacide désoxyribonucléique) de cette cellule nouvellement formée pour produire un humain entièrement nouveau et unique. Sil fallait les mettre par écrit, dit-on, [les instructions contenues dans lADN] rempliraient un millier de livres de 600 pages.
Cette première cellule sest ensuite divisée en deux, puis en quatre, puis en huit, et ainsi de suite. Finalement, au bout denviron 270 jours, au cours desquels des milliards de cellules de toutes sortes se sont formées à lintérieur du ventre de votre mère pour faire de vous un bébé, vous êtes né. La cellule que vous étiez au départ abritait donc ce que lon pourrait comparer à une immense salle remplie douvrages contenant des instructions détaillées sur votre fabrication. Tout aussi remarquable, ces instructions complexes ont été transmises à chaque cellule viable. Effectivement, chacune de vos cellules possède les mêmes informations que celles que portait lovule fécondé.
Songez encore à ceci: puisque chaque cellule possède les instructions pour produire nimporte quelle cellule, comment, lorsquil sest agi par exemple de fabriquer le tissu cardiaque, les instructions pour la fabrication des autres types de cellules ont-elles été inhibées? Apparemment, tel un entrepreneur disposant dune gamme complète de plans, une cellule a sélectionné le plan des cellules du cur. Une autre a choisi celui des cellules nerveuses, une autre encore celui des cellules du foie, etc. Indéniablement, cette faculté inexpliquée de sélection et dinhibition est un des nombreux miracles [nous menant] de la conception à la naissance.
Ce nest pas tout. Le tissu cardiaque doit être stimulé pour se contracter régulièrement. Le cur a donc été doté dun système interne complexe chargé de générer des impulsions électriques pour le faire battre au rythme exigé par le genre dactivité accomplie. Éblouissant, nest-ce pas? Il nest pas étonnant que des médecins aient dit du cur quil est plus efficace quaucune machine daucune sorte jamais conçue par lhomme.
Le cerveau
Le développement du cerveau, laspect le plus mystérieux du miracle humain, est plus prodigieux encore. Trois semaines après la conception, les cellules cérébrales commencent à se former. Avec le temps, le cerveau comptera environ 100 milliards de cellules nerveuses, ou neurones, soit autant que détoiles dans
Chaque neurone reçoit des données denviron 10 000 autres et envoie des messages à un millier dautres, explique la revue Time. À propos du nombre de combinaisons possibles, le neurologue Gerald Edelman écrit: Un morceau de notre cerveau de la taille dune grosse tête dallumette contient environ un milliard de connexions. (...) Si nous considérions toutes les connexions et toutes les combinaisons possibles, nous obtiendrions un nombre astronomique de lordre dun dix suivi de millions de zéros.
Quelle est donc la capacité du cerveau? Daprès lastronome Carl Sagan, linformation contenue dans le cerveau humain remplirait plus de 20 millions de volumes, autant que dans lensemble des plus grandes bibliothèques du monde. Lauteur George Leonard va plus loin. Peut-être, dit-il, pouvons-nous maintenant émettre cette incroyable hypothèse: la capacité créative du cerveau serait pour ainsi dire infinie.
Les remarques suivantes ne devraient donc pas surprendre. Le cerveau, déclare le biologiste moléculaire James Watson, codécouvreur de la structure physique de lADN, est la chose la plus complexe jamais découverte dans lunivers. Le neurologue Richard Restak, qui déteste comparer le cerveau à un ordinateur, dit: Le cerveau est unique en ce que nulle part dans lunivers connu il nexiste quoi que ce soit lui ressemblant, même de loin.
Nous nutilisons dans toute une vie quune faible partie de nos capacités mentales, disent les spécialistes: un dix-millième (un centième de 1 %) de nos facultés cérébrales, selon une estimation. Réfléchissez: est-il raisonnable de penser que nous avons été dotés dun cerveau aussi performant pour ne jamais devoir lutiliser pleinement? Nest-il pas plus logique de croire que lhomme, avec sa capacité infinie dapprendre, devait vivre éternellement?
Si tel est le cas, pourquoi vieillissons-nous? Que sest-il passé? Pourquoi, arrivés à 70 ou 80 ans, mourons-nous, alors que notre corps est de toute évidence conçu pour la vie éternelle?
Lespoir de la vie éternelle
Si la Bible dément clairement le concept dune âme immortelle, elle parle beaucoup de la vie éternelle. Lespoir de la vie sans fin était un enseignement fondamental de Jésus. Il déclara: Ceci signifie la vie éternelle: quils apprennent à te connaître, toi, le seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus Christ. (Jean 17:3). Il affirma à propos de ceux qui exercent la foi en Dieu et en lui: Je leur donne la vie éternelle. (Jean 10:28). Avec une confiance absolue, il déclara: Celui qui croit a la vie éternelle. (...) il vivra à jamais. (Jean 6:47, 51). Il dit encore: Dieu a tant aimé le monde quil a donné son Fils unique, afin que quiconque exerce la foi en lui ne soit pas détruit, mais ait la vie éternelle. Jean 3:16.
Puisquil ny a pas dâme immortelle qui survive à la mort, comment la promesse biblique de la vie éternelle se réalisera-t-elle? Jésus apporta des précisions à ce sujet quand il rendit visite à Marthe et à Marie après la mort de leur frère Lazare. Il dit à Marthe: Je suis la résurrection et la vie. Celui qui exerce la foi en moi, même sil meurt, viendra à la vie. Il demanda alors à Marthe: Crois-tu cela? Oui, Seigneur, répondit-elle; je crois que tu es le Christ, le Fils de Dieu. Jean 11:25-27.
Pour donner la preuve que lui, le Fils de Dieu, avait reçu le pouvoir de ramener les morts à la vie, Jésus se rendit au tombeau de Lazare. Celui-ci était mort depuis quatre jours, et son corps avait commencé à se décomposer. Malgré tout, [Jésus] cria à haute voix: Lazare, viens dehors! Lhomme qui avait été mort sortit, les pieds et les mains liés de bandelettes et le visage enveloppé dun linge. Jésus leur dit: Déliez-le et laissez-le aller. (Jean 11:43, 44). De mort quil était, Lazare avait été ramené à la vie!
Lazare ne revenait pas du ciel ou dun quelconque autre endroit des sphères spirituelles. À sa mort, il nétait pas allé dans ces sphères spirituelles, mais il avait été inconscient dans la tombe, où se trouvent tous les morts (Psaume 146:4; Jean 3:13; Actes 2:34). Il serait insensé de penser que lâme immortelle de Lazare avait connu la félicité céleste et quelle avait alors été arrachée du ciel pour être de nouveau unie à son corps imparfait sur la terre et pour revivre dans un monde affligé par la souffrance, la maladie et la mort. Mais, puisquil nétait pas allé au ciel, Lazare se réjouit de sa résurrection, car elle lui permit de prolonger son existence et de retrouver ceux quil aimait. Par la suite, il mourrait de nouveau.
Lorsque Jésus ressuscita une jeune fille, les parents de cette enfant furent hors deux-mêmes, en proie à un ravissement extrême. (Marc 5:42.) Toutefois, cette jeune fille, elle aussi, allait finalement mourir de nouveau. Quand Jésus ramena à la vie le fils de la veuve de Naïn, une crainte les saisit tous, et ils se mirent à glorifier Dieu. (Luc 7:16.) Mais ce jeune homme finit également par mourir. Concernant ces miracles, le Nouveau dictionnaire international de théologie du Nouveau Testament (angl.) affirme: Ceux que Christ ressuscita au cours de son ministère terrestre durent mourir, car ces résurrections ne donnaient pas limmortalité.
Pourquoi Jésus releva-t-il ces personnes dentre les morts? Pas pour leur donner la vie éternelle à cette époque, mais pour prouver quil était le Messie et montrer le pouvoir que Dieu lui avait donné. Cela amena des humains à nourrir avec foi lespoir de la résurrection et de la vie éternelle sous la domination future du Royaume céleste de Dieu dirigé par le Christ. Matthieu 6:9, 10; Jean 11:41, 42.
Marthe avait entendu Jésus parler de cette espérance, car elle le côtoyait. Elle lui avait déjà dit à propos de Lazare: Je sais quil ressuscitera à la résurrection au dernier jour. (Jean 11:24). Elle savait que la résurrection aurait lieu, non pas à son dernier jour (celui de Lazare), mais au dernier jour, cest-à-dire au Jour du Jugement, lorsque les morts seraient ressuscités sous le Royaume de Dieu. Lapôtre Paul le savait aussi, car il déclara: [Dieu] a fixé un jour où il doit juger la terre habitée avec justice. (Actes 17:31). Il dit encore: Il va y avoir une résurrection tant des justes que des injustes. (Actes 24:15). Il naffirmait donc pas que la résurrection avait déjà lieu, mais quil allait y en avoir une dans lavenir, sous le Royaume.
Dans son livre Immortalité de lâme ou Résurrection des morts? Oscar Cullmann, professeur français protestant, écrit: Il existe une différence radicale entre lattente chrétienne de la résurrection des morts et la croyance grecque à limmortalité de lâme. (...) Le fait que le christianisme ultérieur ait établi, plus tard, un lien entre les deux croyances et que le chrétien moyen les confonde aujourdhui purement et simplement, na pas pu nous inciter à nous taire sur ce quavec la grande majorité des exégètes nous considérons comme la vérité. (...) Toute la vie et toute la pensée du Nouveau Testament [sont] dominées par la foi en la résurrection. (...) Lhomme entier, qui est réellement mort, est rappelé à la vie par un nouvel acte créateur de Dieu.
SAMARITAIN
(probablement : De Samarie).
Le terme Samaritains apparaît pour la première fois dans lÉcriture après la conquête du royaume des dix tribus de Samarie, en 740 av. n. è. ; il était appliqué à ceux qui vivaient dans le royaume du Nord avant cette conquête, afin de les distinguer des étrangers quon y avait amenés par la suite dautres parties de lEmpire assyrien (2R 17:29). Il semble que les Assyriens naient pas déporté tous les habitants israélites, car le récit de 2 Chroniques 34:6-9 (voir aussi 2R 23:19, 20) laisse entendre que, durant le règne du roi Yoshiya, il y en avait encore dans le pays. Avec le temps, le terme Samaritains désigna les descendants de ceux qui étaient restés en Samarie et de ceux que les Assyriens avaient amenés. Par conséquent, certains étaient sans aucun doute le produit de mariages mixtes. Plus tard encore, le nom prit une connotation plus religieuse que raciale ou politique. Un Samaritain était un membre de la secte religieuse qui prospérait dans le voisinage de
La religion samaritaine. Le développement de la religion samaritaine était dû à un certain nombre de facteurs. Lun deux, et non le moindre, avait pour origine les efforts de Yarobam visant à éloigner les dix tribus du culte de Jéhovah, dont le centre était à Jérusalem. Pendant environ 250 ans après la scission de la nation en deux royaumes, les prêtres lévitiques ordonnés par Dieu avaient été remplacés par une prêtrise mise en place par lhomme, qui avait ensuite entraîné le royaume dIsraël à pratiquer une idolâtrie avilissante (1R 12:28-33 ; 2R 17:7-17 ; 2Ch 11:13-15 ; 13:8, 9). Puis survint la chute du royaume du Nord. Les immigrants païens amenés de Babylone, de Koutha, dAvva, de Hamath et de Sepharvaïm adoraient de nombreuses divinités : Soukkoth-Benoth, Nergal, Ashima, Nibhaz, Tartaq, Adrammélek et Anammélek. Bien quils aient appris un peu à connaître Jéhovah, ayant été instruits par un prêtre de la prêtrise de Yarobam, ils continuèrent à adorer leurs faux dieux, génération après génération, comme
En 537 av. n. è., un reste des 12 tribus revint de lexil à Babylone, prêt à rebâtir le temple de Jéhovah à Jérusalem (Ezr 1:3 ; 2:1, 70). Cest alors que les Samaritains , qui étaient déjà dans le pays quand les Israélites arrivèrent et qui étaient qualifiés d adversaires de Juda et de Benjamin , allèrent trouver Zorobabel et les anciens, et leur dirent : Laissez-nous bâtir avec vous ; car, comme vous, nous recherchons votre Dieu et nous lui sacrifions depuis les jours dÉsar-Haddôn le roi dAssyrie, qui nous a fait monter ici. (Ezr 4:1, 2). Toutefois, ce prétendu attachement à Jéhovah savéra nêtre quun service en paroles, car, lorsque Zorobabel eut décliné leur offre, les Samaritains firent tout ce quils purent pour empêcher la construction du temple. Quand tous leurs efforts concertés pour harceler et intimider les Israélites eurent échoué, ils adressèrent à lempereur de Perse une lettre contenant de fausses accusations et réussirent à faire promulguer un décret gouvernemental qui mit fin à la construction pendant un certain nombre dannées. Ezr 4:3-24.
Au milieu du Ve siècle av. n. è., quand Nehémia commença à réparer les murailles de Jérusalem, Sânballat (gouverneur de Samarie, selon un papyrus dÉléphantine) fit à plusieurs reprises de vigoureux, mais vains efforts, pour arrêter les travaux (Ne 2:19, 20 ; 4:1-12 ; 6:1-15). Plus tard, après une longue absence, Nehémia retourna à Jérusalem, où il apprit que le petit-fils du grand prêtre Éliashib avait épousé la fille de Sânballat. Immédiatement, Nehémia le chassa . Ne 13:6, 7, 28.
Certains considèrent que cest la construction du temple samaritain sur le mont Guerizim, peut-être au IVe siècle av. n. è., pour rivaliser avec celui de Jérusalem, qui marqua la séparation définitive des Juifs et des Samaritains ; dautres pensent que la rupture de leurs relations eut lieu plus dun siècle après. Quand Jésus commença son ministère, la brèche entre les deux peuples nétait pas réparée, bien que le temple de Guerizim ait été détruit environ un siècle et demi auparavant (Jn 4:9). Les Samaritains adoraient toujours au mont Guerizim (Jn 4:20-23) et les Juifs avaient peu de respect pour eux (Jn 8:48). Ce mépris permit à Jésus de dégager une leçon puissante dans son exemple du bon Samaritain. Lc 10:29-37.
Le Pentateuque samaritain. Depuis des temps reculés, les Écritures des Samaritains ne comprenaient que les cinq premiers livres de la Bible, et encore, dans leur propre recension, rédigés dans leurs propres caractères et appelés le Pentateuque samaritain. Les Samaritains rejetaient le reste des Écritures hébraïques, à lexception peut-être du livre de Josué. Le Pentateuque samaritain diffère du texte massorétique dans environ 6 000 cas, la plupart mineurs. Toutefois, quelques différences sont importantes, comme le contenu de Deutéronome 27:4, où Guerizim est substitué à Ébal, lendroit où les lois de Moïse devaient être inscrites sur des pierres badigeonnées de chaux (Dt 27:8). La raison évidente de ce changement était dappuyer leur croyance selon laquelle Guerizim était la montagne sainte de Dieu.
Cependant, le fait quils acceptaient, dans ses grandes lignes, le Pentateuque amenait les Samaritains à croire quun prophète plus grand que Moïse viendrait (Dt 18:18, 19). Au Ier siècle, ils attendaient la venue de Christ le Messie, et certains le reconnurent ; dautres le rejetèrent (Lc 17:16-19 ; Jn 4:9-43 ; Lc 9:52-56). Plus tard, grâce à la prédication des premiers chrétiens, de nombreux Samaritains embrassèrent le christianisme avec joie. Ac 8:1-17, 25 ; 9:31 ; 15:3.
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Souffrance
Définition: Ce que ressent une personne soumise à la douleur ou à laffliction. La souffrance peut être dordre physique, moral ou émotionnel. Les causes possibles en sont nombreuses: des dommages consécutifs à la guerre ou à lavidité mercantile, des tares, la maladie, un accident, une catastrophe naturelle, des propos blessants ou un acte malveillant, des pressions exercées par les démons, la perspective dun malheur imminent, ou sa propre sottise. Nous parlerons de la souffrance liée à ces diverses causes. Toutefois, on peut encore souffrir parce quon est sensible aux difficultés dautrui ou parce quon remarque la conduite impie de ceux qui nous entourent.
Pourquoi Dieu permet-il la souffrance?
Quels sont les vrais responsables de la souffrance?
Les hommes ont une large part de responsabilité sous ce rapport. Ils font les guerres, commettent des crimes, polluent leur environnement; en affaires, ils sont souvent poussés par lavidité au lieu de se préoccuper des intérêts dautrui, et parfois ils sadonnent à des pratiques dont ils savent quelles sont préjudiciables à leur santé. Ce faisant, ils causent du tort à leur prochain et sen causent à eux-mêmes. Peut-on espérer quils soient protégés des conséquences de leurs actes (Gal. 6:7; Prov. 1:30-33)? Est-il logique daccuser Dieu de ce quils font?
Satan et ses démons ont aussi une part de responsabilité. La Bible révèle que la souffrance est due en grande partie à linfluence des esprits mauvais. Dieu, lui, nest nullement responsable des maux dont beaucoup dhommes laccusent. Rév. 12:12; Actes 10:38; voir Satan le Diable.
Doù vient la souffrance? Un examen de cette question nous amène à nous intéresser à Adam et Ève, nos premiers parents. Jéhovah Dieu les avait créés parfaits et il les avait placés dans un cadre paradisiaque. Sils lui avaient obéi, ils nauraient jamais connu la maladie ou la mort. Ils auraient joui éternellement de la vie humaine parfaite. Jéhovah ne désirait pas que lhomme souffre. Néanmoins, il avait clairement prévenu Adam que sil voulait continuer à profiter de ces bienfaits il devait faire preuve dobéissance. Il va de soi que pour rester en vie Adam et Ève devaient respirer, manger, boire et dormir. Pareillement, ils devaient respecter les exigences morales de Dieu pour pouvoir jouir pleinement et éternellement de la vie. Or ils ont choisi dagir à leur guise et de déterminer eux-mêmes le bon et le mauvais. Ce faisant, ils se sont détournés de Dieu, le donateur de la vie (Gen. 2:16, 17; 3:1-6). Le péché les a menés à la mort. Adam et Ève nayant engendré des enfants quaprès avoir perdu la perfection, ils nont pu leur transmettre ce quils ne possédaient plus. Tous leurs descendants sont nés dans le péché, avec une inclination au mal, des imperfections pouvant entraîner la maladie, une nature pécheresse qui finirait par provoquer leur mort. Étant tous nés dans cet état, nous subissons tous la souffrance dune manière ou dune autre. Gen. 8:21; Rom. 5:12.
Ecclésiaste 9:11 déclare que temps et événements imprévus influent aussi sur ce qui nous arrive. Il se peut que nous nous blessions, pas vraiment à cause du Diable ou de notre prochain, mais parce que par hasard nous nous sommes trouvés à un certain endroit au mauvais moment.
Pourquoi Dieu ne fait-il rien pour soulager lhumanité? Pourquoi souffrons-nous tous pour les péchés dAdam?
Dieu nous montre par sa Parole comment nous pouvons éviter dans une large mesure ces souffrances. Il nous adresse les meilleurs conseils qui soient sur la vie. Leur mise en pratique donne un sens à notre existence; elle nous permet de jouir dune vie de famille heureuse et dentretenir des relations étroites avec ceux qui manifestent vraiment lamour entre eux; elle nous protège des habitudes qui pourraient nous valoir des souffrances physiques inutiles. Si nous rejetons laide de Dieu, pouvons-nous logiquement laccuser du tort que nous nous causons ou que nous causons à nos semblables? II Tim. 3:16, 17; Ps. 119:97-105.
Jéhovah a pris des dispositions pour mettre fin à toutes les formes de souffrance. Il a créé le premier couple humain parfait, et il a tout fait avec amour pour lui rendre la vie agréable. Lorsque Adam et Ève lui ont délibérément tourné le dos, Dieu était-il obligé dintervenir pour protéger leurs enfants des conséquences de leurs actes (Deut. 32:4, 5; Job 14:4)? Nous nignorons pas que si les couples peuvent goûter à la joie de fonder une famille, ils doivent aussi assumer les responsabilités qui accompagnent ce privilège. Lattitude et les actions des parents ont une influence sur leurs enfants. Toutefois, Jéhovah a démontré son extraordinaire faveur imméritée en envoyant sur la terre son propre Fils, quil aime tendrement, pour quil donne sa vie en rançon. De cette façon, il libérerait les descendants dAdam qui, avec reconnaissance, exerceraient la foi dans cette disposition (Jean 3:16). Il sensuit que tous les hommes ont aujourdhui loccasion de recouvrer ce quAdam a perdu: la vie humaine parfaite, exempte de toute souffrance, dans un paradis terrestre. Quelle disposition généreuse!
Voir Rançon.
Pourquoi un Dieu damour permet-il la souffrance depuis si longtemps?
Le fait quil la permise jusquà présent nous a-t-il été profitable? Jéhovah nest pas lent pour ce qui est de sa promesse, comme certains considèrent la lenteur, mais il use de patience envers vous, parce quil ne veut pas que quelquun soit détruit, mais il veut que tous parviennent à la repentance. (II Pierre 3:9). Si Dieu avait mis à mort Adam et Ève tout de suite après leur péché, aucun de nous ne serait là aujourdhui. Ce nest certainement pas ce que nous aurions souhaité. De même, si Dieu avait détruit ultérieurement tous les pécheurs, nous ne serions pas nés. En permettant au monde imparfait de continuer à exister jusquà présent, Dieu nous a donné loccasion de recevoir la vie et de connaître ses voies, de procéder aux changements nécessaires dans notre conduite et de profiter des dispositions pleines damour quil a prises en vue de la vie éternelle. Cette possibilité quil nous a offerte témoigne de son profond amour pour nous. La Bible montre que Dieu a fixé le moment où il détruira le mauvais système de choses et que ce moment est proche. Hab. 2:3; Soph. 1:14.
Dieu peut effacer et effacera effectivement toute trace des malheurs qui risquent de frapper ses serviteurs dans ce système de choses. Il nest pas responsable de la souffrance. Par lintermédiaire de Jésus Christ, il relèvera les morts, guérira les hommes obéissants de toutes leurs maladies, enlèvera jusquà la moindre trace du péché et veillera même à ce que le souvenir des malheurs passés sefface des mémoires. Jean 5:28, 29; Rév. 21:4; És. 65:17.
Chacun de nous attend avec impatience dêtre affranchi de la souffrance. Toutefois, lorsque Dieu agira, ce sera en faveur de tous ceux qui aiment la justice, et non de quelques-uns seulement. En effet, Jéhovah nest pas partial. Actes 10:34.
Illustrations: Des parents affectueux ne permettent-ils pas que leur enfant subisse une opération douloureuse sils pensent que le résultat sera bénéfique? Dautre part, la guérison hâtive dun mal douloureux nest-elle pas souvent superficielle? Il faut généralement du temps pour en éliminer la cause.
Pourquoi Dieu na-t-il pas excusé la faute dAdam, ce qui aurait épargné aux hommes les terribles souffrances quils ont endurées?
Cela aurait-il vraiment empêché la souffrance, ou bien Dieu nen serait-il pas plutôt devenu responsable? Que se passe-t-il lorsquun père se contente de fermer les yeux sur les fautes volontaires de ses enfants au lieu de leur administrer fermement la discipline? Souvent, ceux-ci commettent dabord certains méfaits, puis dautres, mais cest le père qui porte la plus grande part de responsabilité.
Pareillement, si Jéhovah avait pardonné le péché volontaire dAdam, il se serait fait complice de sa mauvaise action. Les conditions terrestres nen auraient pas été améliorées pour autant. (Voir Ecclésiaste 8:11.) En outre, Dieu aurait perdu le respect de ses fils angéliques et il aurait laissé entendre quaucune amélioration nétait à envisager. En réalité, une telle situation naurait jamais pu se développer parce que la domination de Jéhovah est inébranlablement fondée sur la justice. Ps. 89:14.
Pourquoi Dieu permet-il que des enfants naissent avec de graves tares physiques ou mentales?
Dieu nest pas responsable de ces tares. Il a créé le premier couple humain parfait et lui a donné la capacité dengendrer des enfants qui seraient également parfaits. Gen. 1:27, 28.
Nous avons hérité du péché par Adam. Cet héritage rend possible lexistence de tares physiques ou mentales (Rom. 5:12; pour plus de détails, voir pages 375 et 376). Nous héritons le péché dès notre conception dans le sein maternel. Voilà pourquoi le roi David a écrit: Dans le péché ma mère ma conçu. (Ps. 51:5). Si Adam navait pas péché, il naurait transmis à ses descendants que des traits de personnalité désirables. (Le texte de Jean 9:1, 2 est commenté à la page 307.)
Des parents peuvent causer du tort à leur bébé avant même quil ne naisse si, par exemple, ils font usage de drogue ou de tabac pendant la période de la grossesse. Bien entendu, le père ou la mère ne sont pas toujours responsables des malformations congénitales ou de la mauvaise santé du bébé.
Avec amour, Jéhovah permet que les bienfaits du sacrifice de Jésus soient également appliqués aux enfants. Par égard pour les parents qui le servent fidèlement, Jéhovah considère leurs jeunes enfants comme saints (I Cor. 7:14). Parce quils se soucient avec sollicitude de ceux à qui ils ont transmis la vie, les parents qui craignent Dieu se sentent poussés à veiller attentivement à leur position devant leur Créateur. Aux enfants qui sont suffisamment âgés pour exercer la foi et obéir à ses commandements, Jéhovah accorde le privilège de se tenir devant lui comme des serviteurs approuvés (Ps. 119:9; 148:12, 13; Actes 16:1-3). Il convient de noter que Jésus, qui était limage parfaite de son Père, a témoigné aux enfants un intérêt particulier, allant même jusquà en relever un dentre les morts. Nul doute quil continuera dagir ainsi en sa qualité de Roi messianique. Mat. 19:13-15; Luc 8:41, 42, 49-56.
Pourquoi Dieu permet-il les catastrophes naturelles qui font des dégâts considérables et un grand nombre de victimes?
Dieu ne provoque pas les tremblements de terre, les ouragans, les inondations, les sécheresses et les éruptions volcaniques qui font si souvent la une des journaux. Actuellement, il ne punit pas certains peuples au moyen des éléments. Dans une large mesure, ceux-ci sont le résultat des forces de la nature qui sont entrées en action avec la création de la terre. La Bible annonçait que de grands tremblements de terre et des famines marqueraient notre époque, mais cela ne signifie nullement que Dieu ou Jésus en sont responsables, pas plus quun météorologue nest responsable du temps quil prévoit. Puisque ces faits se produisent en même temps que toutes les autres choses annoncées dans le signe composé concernant la conclusion du système de choses, ils constituent un indice parmi dautres attestant que bientôt le Royaume de Dieu apportera ses bienfaits. Luc 21:11, 31.
Les hommes ont souvent une grosse part de responsabilité dans les torts quils subissent. Comment cela? Eh bien, même lorsquils sont prévenus suffisamment à lavance dun danger, beaucoup refusent de quitter la zone menacée ou négligent de prendre les précautions qui simposent. Prov. 22:3; voir Matthieu 24:37-39.
Dieu peut maîtriser les forces de la nature. Il a donné à Jésus le pouvoir dapaiser une tempête sur la mer de Galilée, ce qui constitue un aperçu de ce quil fera pour les hommes sous le Royaume messianique (Marc 4:37-41). En tournant le dos à Dieu, Adam a rejeté cette sorte dintervention divine qui lui aurait été bénéfique, à lui et à ses descendants. Ceux qui recevront la vie au cours du règne messianique de Jésus bénéficieront de cette protection empreinte damour, protection que seul peut assurer un gouvernement établi par Dieu. És. 11:9.
Ceux qui sont dans le malheur sont-ils punis par Dieu en raison de leur méchanceté?
Ceux qui transgressent les règles de conduite de Dieu subissent les mauvaises conséquences de leurs actes (Gal. 6:7). Quelques-uns ne tardent pas à récolter les fruits amers de leurs actions. Dautres peuvent sembler prospérer pendant longtemps. Par contraste, Jésus Christ, qui navait jamais pratiqué le mal, a été cruellement persécuté et mis à mort. Dès lors, dans le système de choses actuel, on ne devrait pas considérer la prospérité comme une preuve de la bénédiction de Dieu, ni les malheurs comme le signe de sa défaveur.
Lorsque Job a perdu ses biens et quil a été frappé dune maladie répugnante, il nencourait pas la désapprobation de Jéhovah. La Bible indique clairement que Satan était responsable de cette situation (Job 2:3, 7, 8). Mais les compagnons de Job qui sont venus lui rendre visite ont prétendu que son état devait être la conséquence de quelque mauvaise action de sa part (Job 4:7-9; 15:6, 20-24). Jéhovah les a repris en ces termes: Ma colère est devenue ardente contre [vous] parce que vous navez pas dit, à mon sujet, ce qui est véridique, comme mon serviteur Job. Job 42:7.
En fait, le méchant peut prospérer pendant un temps. Asaph na-t-il pas déclaré: Je portais envie aux vantards, quand je voyais la paix des méchants. Ils ne sont même pas dans le tourment de lhomme mortel, et ils ne sont pas frappés comme les autres hommes. Ils raillent et parlent de ce qui est mauvais; sur un ton hautain, ils parlent de frustrer. Voici, ce sont là les méchants, qui jouissent indéfiniment de la tranquillité. Ils ont accru leurs moyens de subsistance. Ps. 73:3, 5, 8, 12.
Le jour viendra où il faudra rendre des comptes à Dieu. Ce jour-là, Jéhovah rétribuera les méchants en les détruisant à jamais. Proverbes 2:21, 22 dit: Les hommes droits sont ceux qui résideront sur la terre, et les irréprochables, ceux qui resteront sur elle. Pour ce qui est des méchants, ils seront retranchés de la terre; et quant aux traîtres, ils en seront arrachés. Alors les justes, qui dans bien des cas auront subi le malheur, recevront une santé parfaite et jouiront abondamment des produits de la terre.
Guérisons
Définition: Ce qui permet à des malades de recouvrer la santé sur le plan physique, mental ou spirituel. Grâce à lesprit de Dieu, plusieurs prophètes hébreux préchrétiens, Jésus Christ et certains membres de la congrégation chrétienne primitive ont été capables dopérer des guérisons miraculeuses.
À notre époque, est-ce lesprit de Dieu qui donne le pouvoir dopérer des guérisons miraculeuses?
Les dons miraculeux peuvent-ils provenir dune autre source que le vrai Dieu?
Moïse et Aaron se sont présentés un jour devant le pharaon dÉgypte et ils lui ont demandé de laisser aller Israël dans le désert pour quil offre des sacrifices à Jéhovah. Afin de prouver que Dieu était avec eux, Moïse a ordonné à Aaron de jeter sa baguette, et celle-ci sest changée en un gros serpent. Il a réalisé ce miracle grâce à la puissance de Dieu. Or les prêtres-magiciens dÉgypte ont jeté leurs baguettes à leur tour, et elles sont également devenues de gros serpents (Ex. 7:8-12). Par quelle puissance ont-ils accompli ce prodige? Voir Deutéronome 18:10-12.
Au XXe siècle, des membres du clergé de la chrétienté réalisent des guérisons au cours de services religieux. Dans les cultes non chrétiens, les prêtres vaudou, les sorciers et dautres encore opèrent des guérisons; ils recourent souvent à la magie et à la divination. Certains guérisseurs métapsychiques affirment que leurs pouvoirs nont aucun rapport avec la religion. Dans chacun de ces cas, le don de guérisons vient-il du vrai Dieu?
Mat. 24:24: Il se lèvera des faux Christs et des faux prophètes, qui produiront de grands signes [miracles, Md] et des prodiges, de façon à égarer, si possible, même les élus.
Mat. 7:15-23: Soyez sur vos gardes avec les faux prophètes (...). Beaucoup me diront en ce jour-là: Seigneur, Seigneur, navons-nous pas prophétisé en ton nom, et expulsé des démons en ton nom, et fait de nombreuses uvres de puissance [miracles, Jé, Md, TOB] en ton nom? Et pourtant à eux je confesserai alors: Je ne vous ai jamais connus! Éloignez-vous de moi, vous qui agissez en hommes qui méprisent la loi.
Les guérisons sensationnelles qui ont été réalisées à notre époque ressemblent-elles à celles quont effectuées Jésus et ses premiers disciples?
Coût des services: Guérissez les malades, faites lever les morts, purifiez les lépreux, expulsez les démons. Vous avez reçu gratuitement, donnez gratuitement. (Mat. 10:8). (Les guérisseurs procèdent-ils ainsi de nos jours? Donnent-ils gratuitement, comme Jésus la ordonné?)
Taux de réussite: Toute la foule cherchait à le toucher [Jésus], parce quune force sortait de lui et les guérissait tous. (Luc 6:19). On allait jusquà apporter les malades dans les grandes artères et les déposer là sur des petits lits et des lits portatifs, afin quau passage de Pierre son ombre au moins atteignît lun ou lautre dentre eux. Même des villes autour de Jérusalem, la multitude sassemblait, amenant des malades et des gens tourmentés par des esprits impurs, et tous étaient guéris. (Actes 5:15, 16). (De nos jours, ceux qui vont voir un guérisseur religieux ou qui se rendent dans un lieu de pèlerinage dans lespoir dun rétablissement sont-ils tous guéris?)
Les membres des organisations auxquelles appartiennent les guérisseurs prouvent-ils par leur mode de vie quils ont lesprit de Dieu?
En tant que groupe, produisent-ils dune manière remarquable les fruits de lesprit, comme lamour, la longanimité, la douceur et la maîtrise de soi? Gal. 5:22, 23.
Sefforcent-ils vraiment de ne pas faire partie du monde, en refusant de sengager dans les affaires politiques? Sont-ils demeurés purs de toute dette de sang en temps de guerre? Se sont-ils fait une excellente réputation en ne suivant pas la conduite immorale du monde? Jean 17:16; És. 2:4; I Thess. 4:3-8.
Le pouvoir de guérisons est-il la marque distinctive des vrais chrétiens à notre époque?
Jean 13:35: À ceci tous reconnaîtront que vous êtes mes disciples: si vous avez de lamour entre vous. (Ces paroles sont de Jésus. Si nous croyons vraiment en lui, nous considérons lamour, et non le pouvoir de guérisons, comme la marque distinctive du vrai christianisme.)
Actes 1:8: Vous recevrez de la puissance lorsque lesprit saint arrivera sur vous, et vous serez mes témoins (...) jusque dans la partie la plus lointaine de la terre. (Juste avant de quitter ses apôtres pour remonter au ciel, Jésus leur a confié la mission importante consistant à prêcher, et non à opérer des guérisons. Voir également Matthieu 24:14; 28:19, 20.)
I Cor. 12:28-30: Dieu a placé les éléments que voici dans la congrégation: premièrement des apôtres, deuxièmement des prophètes, troisièmement des enseignants; puis des uvres de puissance, puis des dons de guérisons, des services daide, des aptitudes à diriger, différentes langues. Tous sont-ils apôtres? Tous sont-ils prophètes? Tous sont-ils enseignants? Tous font-ils des uvres de puissance? Tous ont-ils des dons de guérisons? (La Bible établit donc clairement que tous les vrais chrétiens nauraient pas le don de guérisons.)
Le texte de Marc 16:17, 18 nindique-t-il pas que le don de guérisons serait une marque distinctive des chrétiens?
Marc 16:17, 18, Jé: Voici les signes qui accompagneront ceux qui auront cru: en mon nom ils chasseront les démons, ils parleront en langues nouvelles, ils saisiront des serpents, et sils boivent quelque poison mortel, il ne leur fera pas de mal; ils imposeront les mains aux infirmes et ceux-ci seront guéris.
Ces versets apparaissent dans quelques manuscrits et versions de la Bible des Ve et VIe siècles de notre ère. Mais ils ne figurent pas dans les manuscrits grecs plus anciens, quil sagisse du Sinaiticus ou du Vaticanus 1209 qui datent du IVe siècle. B. Westcott, une autorité en matière de manuscrits bibliques, a déclaré que ces versets (...) ne font pas partie du récit original, mais constituent une addition. (An Introduction to the Study of the Gospels, Londres, 1881, p. 338.) Jérôme, qui a traduit la Bible au Ve siècle, a écrit que la plupart des codex grecs [ne contiennent] pas ce passage. (The Last Twelve Verses of the Gospel According to S. Mark, Londres, 1871, de J. Burgon, p. 53.) Une encyclopédie fait cette remarque: Son vocabulaire et son style diffèrent si nettement de ceux du reste de lÉvangile quil semble presque impossible que Marc lui-même lait composée [la conclusion comprenant les versets 9 à 20]. (New Catholic Encyclopedia, 1967, tome IX, p. 240). Nous ne possédons aucun témoignage écrit établissant que les premiers chrétiens aient soit bu du poison, soit pris des serpents pour prouver quils étaient croyants.
Pourquoi les premiers chrétiens ont-ils reçu des dons miraculeux, comme celui dopérer des guérisons?
Héb. 2:3, 4: Comment échapperons-nous si nous avons négligé un si grand salut, qui a commencé à être annoncé par notre Seigneur et a été confirmé pour nous par ceux qui lont entendu, Dieu venant joindre son témoignage par des signes et des présages, par diverses uvres de puissance et par des distributions desprit saint selon sa volonté? (Les dons miraculeux apportaient une preuve convaincante que la congrégation chrétienne, qui était alors à ses débuts, bénéficiait vraiment du soutien de Dieu. Mais une fois ce fait établi, serait-il nécessaire den donner maintes et maintes preuves supplémentaires?)
I Cor. 12:29, 30; 13:8, 13: Tous sont-ils prophètes? (...) Tous ont-ils des dons de guérisons? Tous parlent-ils en langues? (...) Lamour ne passe jamais. Or, quil y ait des dons de prophétie, ils seront abolis; quil y ait des langues, elles cesseront (...). Or maintenant demeurent la foi, lespérance, lamour, ces trois-là; mais le plus grand des trois, cest lamour. (Lorsquils auraient atteint leur but, les dons miraculeux cesseraient. Mais les vrais chrétiens continueraient de manifester dans leur vie les qualités inestimables qui constituent le fruit de lesprit de Dieu.)
La guérison dune personne justifie-t-elle les moyens auxquels on recourt pour y parvenir?
II Thess. 2:9, 10: La présence de celui qui méprise la loi est selon lopération de Satan, avec toutes les uvres de puissance [toutes sortes de miracles, Md], et avec des signes et des présages mensongers, et avec toutes les tromperies de linjustice pour ceux qui périssent, ce qui leur advient en châtiment, pour navoir pas accepté lamour de la vérité afin dêtre sauvés.
Luc 9:24, 25: Celui qui veut sauver son âme [vie, Jé, Md, TOB] la perdra; mais celui qui perd son âme à cause de moi, celui-là la sauvera. Vraiment, quel profit a un homme sil gagne le monde entier, mais se perd lui-même ou subit du dommage?
Avons-nous lespoir dêtre définitivement affranchis de toutes nos maladies?
Rév. 21:1-4: Jai vu un nouveau ciel et une nouvelle terre; car lancien ciel et lancienne terre avaient disparu (...). Et il [Dieu] essuiera toute larme de leurs yeux, et la mort ne sera plus; ni deuil, ni cri, ni douleur ne seront plus. Les choses anciennes ont disparu.
És. 25:8: Il engloutira bel et bien la mort pour toujours, et assurément le Souverain Seigneur Jéhovah essuiera les larmes de tous les visages. (Voir aussi Révélation [Apocalypse] 22:1, 2.)
És. 33:24: Aucun résident ne dira: Je suis malade.
Langues (parler en)
Définition: Don particulier que lesprit saint conférait à certains disciples de la congrégation chrétienne primitive et qui leur permettait de prêcher ou bien de glorifier Dieu dans une langue différente de la leur.
La Bible enseigne-t-elle que tous ceux qui recevraient lesprit de Dieu parleraient en langues?
I Cor. 12:13, 30: Vraiment nous avons tous été baptisés par un seul esprit pour être un seul corps (...). Tous ont-ils des dons de guérisons? Tous parlent-ils en langues? (Voir aussi I Corinthiens 14:26.)
I Cor. 14:5: Or je souhaite que vous parliez tous en langues, mais je préfère que vous prophétisiez. Oui, celui qui prophétise est plus grand que celui qui parle en langues, à moins que ce dernier ne traduise, pour que la congrégation en reçoive de lédification.
Si quelquun tombe en extase et sexprime dans une langue quil na jamais apprise, est-ce la preuve quil a lesprit saint?
La faculté de parler en langues peut-elle provenir dune autre source que le vrai Dieu?
I Jean 4:1: Bien-aimés, najoutez pas foi à toute parole inspirée [tout esprit, Os, TOB], mais éprouvez les paroles inspirées pour voir si elles proviennent de Dieu. (Voir aussi Matthieu 7:21-23; II Corinthiens 11:14, 15.)
Parmi ceux qui parlent en langues à notre époque, il y a des pentecôtistes et des baptistes, ainsi que des catholiques, des épiscopaux, des méthodistes, des luthériens et des presbytériens. Jésus a déclaré que lesprit saint guiderait ses disciples dans toute la vérité. (Jean 16:13.) Les adeptes de chacune de ces Églises croient-ils que tous ceux qui parlent en langues comme eux sont guidés dans toute la vérité? Comment cela serait-il possible puisquils ne sont pas daccord entre eux? Quel est lesprit qui leur donne la faculté de parler en langues?
Dans une déclaration commune, le Fountain Trust et le Conseil évangélique de lÉglise anglicane ont reconnu: Nous sommes également conscients quun phénomène similaire peut se produire sous une influence occulte ou démoniaque. (Gospel and Spirit davril 1977, publié par le Fountain Trust et le Conseil évangélique de lÉglise anglicane, p. 12). Un ouvrage rapporte en outre quà Haïti le don des langues caractérise aussi bien la religion pentecôtiste que le vaudou. Religious Movements in Contemporary America (Princeton, 1974) de Irving Zaretsky et Mark Leone, citation de L. Gerlach, p. 693; voir également II Thessaloniciens 2:9, 10.
Le don des langues aujourdhui est-il identique à celui quavaient reçu les chrétiens du Ier siècle?
Au Ier siècle, les dons miraculeux de lesprit, y compris la faculté de parler en langues, visaient à confirmer que Dieu avait retiré sa faveur au système religieux juif et quil lavait reportée sur la congrégation chrétienne nouvellement établie (Héb. 2:2-4). Cet objectif ayant été atteint au Ier siècle, est-il nécessaire den refaire maintes et maintes fois la démonstration à notre époque?
Au Ier siècle, le don des langues a fourni une impulsion à luvre internationale de témoignage que Jésus avait confiée à ses disciples (Actes 1:8; 2:1-11; Mat. 28:19). Ceux qui parlent en langues de nos jours utilisent-ils cette faculté dans le même but?
Lorsque les chrétiens du Ier siècle parlaient en langues, ce quils disaient avait un sens pour ceux qui connaissaient ces langues (Actes 2:4, 8). Ne faut-il pas admettre quaujourdhui le don des langues se réduit le plus souvent à une suite de sons inintelligibles émis par un individu extatique?
La Bible montre quil était recommandé aux congrégations du Ier siècle de limiter à deux ou trois le nombre de chrétiens qui parlaient en langues lors des réunions. Ces derniers ne devaient prendre la parole que lun après lautre, et si aucun interprète nétait présent ils devaient garder le silence (I Cor. 14:27, 28, Ku). Est-ce ainsi que les choses se passent à notre époque?
Voir également Esprit.
Lesprit saint peut-il pousser des chrétiens charismatiques à faire des choses qui vont au delà de ce quenseignent les Écritures?
II Tim. 3:16, 17: Toute Écriture est inspirée de Dieu et utile pour enseigner, pour reprendre, pour remettre les choses en ordre, pour discipliner dans la justice, pour que lhomme de Dieu soit tout à fait qualifié, parfaitement équipé pour toute uvre bonne. (Si quelquun se prétend porteur dun message inspiré qui va à lencontre de ce que lesprit de Dieu a révélé par lintermédiaire de Jésus et de ses apôtres, est-il pensable que les deux révélations proviennent de la même source?)
Gal. 1:8: Mais si nous-mêmes, ou si un ange du ciel devait vous annoncer comme bonne nouvelle quelque chose qui aille au delà de [contredisant, Ku] ce que nous vous avons annoncé comme bonne nouvelle, quil soit maudit!
Le mode de vie des membres des organisations qui prisent le don des langues reflète-t-il laction de lesprit de Dieu?
En tant que groupe, ces gens produisent-ils de façon remarquable les fruits de lesprit, comme la douceur et la maîtrise de soi? Ces qualités sont-elles manifestes lorsquon assiste à leurs réunions pour le culte? Gal. 5:22, 23.
Sabstiennent-ils vraiment de faire partie du monde? Par suite, accordent-ils un soutien total au Royaume de Dieu, ou se mêlent-ils des affaires politiques du présent système? Sont-ils restés purs de toute dette de sang en temps de guerre? Ont-ils une excellente réputation sur le plan collectif du fait quils se gardent des pratiques immorales de ce monde? Jean 17:16; És. 2:4; I Thess. 4:3-8.
La faculté de parler en langues est-elle la marque didentification des vrais chrétiens?
Jean 13:35: À ceci tous reconnaîtront que vous êtes mes disciples: si vous avez de lamour entre vous.

I Cor. 13:1, 8: Si je parle dans les langues des hommes et des anges, mais que je naie pas lamour, je suis devenu un morceau dairain qui résonne ou une cymbale qui retentit. Lamour ne passe jamais. Or, quil y ait des dons de prophétie, ils seront abolis; quil y ait des langues, elles cesseront.
Jésus avait prédit que lesprit saint descendrait sur ses disciples et quils seraient ses témoins jusque dans la partie la plus lointaine de la terre (Actes 1:8). Il leur avait demandé de faire des disciples des gens de toutes les nations. (Mat. 28:19.) Il avait également annoncé que cette bonne nouvelle du royaume serait prêchée par toute la terre habitée, en témoignage pour toutes les nations. (Mat. 24:14.) Quels sont ceux qui accomplissent cette uvre de nos jours, tant sur le plan collectif que sur le plan individuel? Daprès les paroles de Jésus, nest-ce pas à cela quon reconnaît quun groupe a lesprit saint?
Le don des langues ne devait-il pas continuer jusquà ce quarrive ce qui est complet?
En I Corinthiens 13:8, il est question de plusieurs dons miraculeux: la prophétie, les langues et la connaissance. À propos de deux dentre eux, la connaissance et la prophétie, le verset 9 ajoute: Car nous connaissons en partie, et nous prophétisons en partie. (Da). Ou, selon AG: Car cest imparfaitement que nous connaissons, et imparfaitement que nous prophétisons. Puis le verset 10 enchaîne: Mais quand ce qui est parfait sera venu, ce qui est en partie aura sa fin. (Da). Le mot parfait rend le grec téléïon, qui désigne ce qui a atteint sa pleine croissance, ce qui est complet ou parfait. MN le traduit ici par complet. Notez que ce nest pas le don des langues qui est considéré comme imparfait ou partiel. Cest la prophétie et la connaissance. Autrement dit, même avec ces dons miraculeux, les premiers chrétiens navaient quune intelligence imparfaite ou partielle du dessein de Dieu. Mais lorsque les prophéties saccompliraient et que le dessein de Dieu se réaliserait, alors arriverait ce qui est parfait ou complet. Il est donc clair que Paul ne parlait pas ici de la période de temps durant laquelle le don des langues continuerait dexister.
Il nempêche que la Bible indique bel et bien jusquà quand le don des langues ferait partie de la vie chrétienne. Daprès ce quelle rapporte, tous les dons de lesprit, y compris celui-là, étaient toujours transmis par les apôtres de Jésus Christ (par imposition des mains) ou en leur présence (Actes 2:4, 14, 17; 10:44-46; 19:6; voir également Actes 8:14-18). Aussi les dons miraculeux ont-ils disparu à la mort des apôtres et des chrétiens à qui ils les avaient transmis. Cette façon de voir sharmonise avec la raison dêtre de ces dons, telle quelle est expliquée en Hébreux 2:2-4.
Daprès Marc 16:17, 18 (Ku), la faculté de parler des langues nouvelles ne serait-elle pas un trait distinctif des chrétiens?
Dans ces versets, il convient de le remarquer, il nest pas seulement question de parler des langues nouvelles, mais encore de saisir des serpents et de boire des poisons mortels. Tous ceux qui parlent en langues encouragent-ils aussi ces pratiques?
Les raisons pour lesquelles tous les exégètes nacceptent pas ces versets de la Bible sont exposées à Guérisons. (en préparation)
Esprit
Définition: Lhébreu rouah et le grec pneuma, qui sont souvent rendus par esprit, revêtent plusieurs sens. Ils désignent toujours ce qui est à la fois invisible à lil humain et caractérisé par une force agissante. Ces vocables hébreu et grec peuvent sappliquer 1) au vent, 2) à la force vitale des créatures terrestres, 3) à la force dimpulsion qui émane du cur symbolique de lindividu et qui le pousse à parler ou à agir dune manière donnée, 4) aux déclarations inspirées provenant dune source invisible, 5) aux êtres spirituels et 6) à la force agissante de Dieu ou esprit saint. Nous examinerons ici quelques-uns de ces sens en fonction des sujets de conversation qui sont susceptibles dêtre utilisés en prédication.
Quest-ce que lesprit saint?
Un examen des textes de la Bible où il est question de lesprit saint révèle quon peut être rempli, baptisé ou oint de cet esprit (Luc 1:41; Mat. 3:11; Actes 10:38). Aucune de ces expressions ne conviendrait si lesprit saint était une personne.
Dautre part, Jésus a qualifié lesprit dassistant (grec paraklêtos), en précisant quil enseignerait, rendrait hommage, parlerait et entendrait. (Jean 14:16, 17, 26; 15:26; 16:13.) Il nest pas rare que les Écritures personnifient une chose. Elles disent, par exemple, que la sagesse a des enfants. (Luc 7:35.) Elles comparent le péché et la mort à des rois (Rom. 5:14, 21). Certains textes, il est vrai, rapportent que lesprit parlait, mais dautres montrent clairement que cétait par la bouche dun ange ou dun homme (Actes 4:24, 25; 28:25; Mat. 10:19, 20; comparer Actes 20:23 à Actes 21:10, 11). En I Jean 5:6-8, ce nest pas seulement lesprit, mais aussi leau et le sang qui rendent témoignage. Par conséquent, aucune des expressions contenues dans les textes précités ne prouve en elle-même que lesprit saint est une personne.
Pour être correct, le sens que nous attachons au terme esprit saint doit sharmoniser avec tous les textes des Écritures où ce mot apparaît. Si lon part de ce principe, on arrive logiquement à la conclusion que cet esprit est la force agissante de Dieu. Ce nest pas une personne, mais une force puissante qui émane de Jéhovah pour mener à bien sa sainte volonté. Ps. 104:30; II Pierre 1:21; Actes 4:31.
Quest-ce qui prouve quune personne est remplie desprit saint?
Luc 4:18, 31-35: [Jésus lut dans le rouleau du prophète Ésaïe:] Lesprit de Jéhovah est sur moi, parce quil ma oint pour annoncer aux pauvres une bonne nouvelle (...). Et il descendit à Capernaüm, ville de Galilée. Et il les enseignait pendant le sabbat; et ils étaient ébahis de sa manière denseigner, car sa parole était pleine dautorité. Or, dans la synagogue, il y avait un homme avec un esprit, un démon impur, et il cria à haute voix (...). Mais Jésus le tança en disant: Tais-toi et sors de lui. Et le démon, après avoir jeté lhomme à terre, au milieu deux, sortit de lui sans lui faire aucun mal. (Quest-ce qui prouve que Jésus était rempli de lesprit de Dieu? Le récit ne le décrit pas en train de trembler, de crier ou de se trémousser avec ferveur. Il nous apprend au contraire quil sexprimait avec autorité. En la circonstance, cest plutôt un démon qui a fait crier un homme et la jeté au sol.)
Actes 1:8 annonçait que les disciples de Jésus deviendraient ses témoins une fois quils auraient reçu lesprit saint. Lorsquils lont effectivement reçu, ainsi que le rapporte Actes 2:1-11, ceux qui les observaient ont été surpris dentendre ces Galiléens parler des choses magnifiques de Dieu dans les langues des nombreux étrangers qui étaient là. Mais le récit ne dit pas que les chrétiens sur qui lesprit saint est descendu se sont laissés aller à des débordements démotion.
On peut noter que lorsque Élisabeth a reçu lesprit saint et a poussé un grand cri, elle nassistait pas à une réunion pour le culte; en fait, elle accueillait une parente qui lui rendait visite (Luc 1:41, 42). Selon Actes 4:31, le jour où lesprit saint a été répandu sur un groupe de disciples, le lieu où ils se trouvaient a été ébranlé; sous laction de lesprit, ils ne se sont pas mis à trembler ou à se rouler par terre, mais ils disaient la parole de Dieu avec hardiesse. Pareillement, ce qui prouve aujourdhui quune personne a reçu lesprit saint, cest sa hardiesse à prêcher
Gal. 5:22, 23: Le fruit de lesprit, cest lamour, la joie, la paix, la longanimité, la bienveillance, la bonté, la foi, la douceur, la maîtrise de soi. (Cest ce fruit, plutôt que les accès de ferveur religieuse, qui permet didentifier ceux qui ont vraiment lesprit de Dieu.)
Si quelquun parle sous le coup dune forte émotion dans une langue quil na jamais apprise, est-ce la preuve quil a reçu lesprit de Dieu?
Voir "Parler en langues"
Est-ce lesprit de Dieu qui opère de nos jours des guérisons miraculeuses?
Voir Guérisons
Qui est baptisé desprit saint?
Voir Baptême et Né de nouveau.(en préparation)
Un élément spirituel de lhomme survit-il à la mort du corps?
Ézéch. 18:4: Lâme qui pèche elle, elle mourra. (Dans ce verset, ZK, Sg, AC et Da rendent lhébreu nèphèsh par âme, ce qui revient à dire que cest lâme qui meurt. Bien quelles traduisent ailleurs le mot nèphèsh par âme, dautres versions le remplacent ici par celui ou la personne. Ainsi, le nèphèsh ou âme, cest la personne elle-même, et non un élément immatériel qui survivrait à la mort du corps.) (Pour plus de détails, voir larticle Âme.)
Ps. 146:4: Son esprit sort, il retourne à son sol; en ce jour-là périssent ses pensées. (Le terme hébreu traduit ici par esprit est un dérivé de rouah. Certains traducteurs le rendent par souffle. Lorsque ce rouah, ou force vitale, quitte le corps, les pensées de la personne cessent; elles ne se poursuivent pas ailleurs.)
Eccl. 3:19-21: Il y a un hasard pour ce qui est des fils des humains et un hasard pour ce qui est de la bête, et ils ont un hasard identique. Comme meurt lun, ainsi meurt lautre; et ils ont tous un même esprit, de sorte quil ny a pas de supériorité de lhomme sur la bête, car tout est vanité. Tous vont vers un même lieu. Ils sont tous venus de la poussière, et ils retournent tous à la poussière. Qui connaît lesprit des fils des humains, sil monte en haut; et lesprit de la bête, sil descend en bas vers la terre? (Ayant hérité dAdam le péché et la mort, tous les hommes périssent et retournent à la poussière, à linstar de la bête. Y a-t-il en chaque humain un esprit, ou personnalité douée dintelligence, qui continue dexister après avoir cessé danimer le corps? Non; selon le verset 19, lhomme et la bête ont tous un même esprit. Par conséquent, si lhomme ne pouvait sappuyer que sur ses propres observations, il ne pourrait répondre dune manière autorisée à la question relative à lesprit qui est soulevée au verset 21.
Luc 23:46: Jésus appela à haute voix et dit: Père, je remets mon esprit [grec pneuma] entre tes mains. Et ayant dit cela, il expira. (Remarquez que Jésus a expiré. Lorsquil a rendu lesprit, celui-ci nest pas parti au ciel. En fait, Jésus na été ressuscité des morts que le troisième jour. Puis, comme le montre Actes 1:3, 9, quarante jours ont encore passé avant quil ne monte au ciel. Qua-t-il donc voulu dire en mourant? Il reconnaissait quune fois quil serait mort ses espoirs de vie future dépendraient entièrement de Dieu. Pour trouver dautres explications sur la façon dont lesprit retourne à Dieu, voir Âme ).
Adam et Ève
Définition: La première créature humaine a reçu le nom dAdam. Le terme hébreu Žadham peut également se traduire par homme, homme tiré du sol et humains. Ève, la première femme, était la compagne dAdam.

Adam et Ève sont-ils des personnages fictifs, purement allégoriques?
Est-il déraisonnable de croire que nous sommes tous issus dun même couple originel?
La science corrobore maintenant ce que la plupart des grandes religions prêchent depuis longtemps: Les êtres humains de toutes races (...) descendent tous du même premier homme. Heredity in Humans (Philadelphie et New York, 1972) dAmram Scheinfeld, p. 238.
Le récit biblique dAdam et Ève, père et mère de toute la race humaine, a énoncé, il y a des siècles, la vérité que révèle actuellement la science, à savoir que tous les peuples de la terre forment une seule famille et ont une origine commune. The Races of Mankind (New York, 1978) de Ruth Benedict et Gene Weltfish, p. 3.
Actes 17:26: Dun seul homme [Dieu] a fait toutes les nations dhommes pour habiter sur toute la surface de la terre.
La Bible nous présente-t-elle Adam comme un personnage purement allégorique symbolisant lensemble des premiers hommes?
Jude 14: Le septième dans la généalogie qui part dAdam, Hénoch, a aussi prophétisé. (La généalogie dont Hénoch constituait le septième maillon ne pouvait avoir pour point de départ lensemble des premiers hommes.)
Luc 3:23-38: Jésus lui-même, quand il commença son uvre, avait environ trente ans, étant (...) fils de David, (...) fils dAbraham, (...) fils dAdam. (David et Abraham sont des personnages historiques bien connus. Dès lors, ne doit-on pas raisonnablement conclure quAdam était lui aussi une personne réelle?)
Gen. 5:3: Adam vécut cent trente ans. Puis il devint père dun fils à sa ressemblance, à son image, et lappela du nom de Seth. (Seth na certainement pas été engendré par lensemble des premiers hommes; de plus, ceux-ci ne donnaient pas tous naissance à des fils à lâge de 130 ans.)
Le fait quun serpent a parlé à Ève laisse-t-il nécessairement entendre que le récit de
Gen. 3:1-4: Or le serpent se révéla être la plus prudente de toutes les bêtes sauvages des champs quavait faites Jéhovah Dieu. Il se mit donc à dire à la femme: Est-ce que vraiment Dieu a dit que vous ne devez pas manger de tout arbre du jardin? Et la femme dit au serpent: (...) Dieu a dit: Vous ne devez pas en manger, non, vous ne devez pas y toucher, pour que vous ne mouriez pas. Et le serpent dit à la femme: Assurément vous ne mourrez pas.
Jean 8:44: [Jésus dit:] Le Diable (...) est menteur et le père du mensonge. (Cest donc le Diable qui est à lorigine du premier mensonge proféré en Éden. Il a parlé par la bouche dun instrument visible, le serpent. Ainsi, le récit de
Illustration: Un ventriloque donne facilement lillusion que sa voix sort dune autre source que lui. Voir Nombres 22:26-31, qui raconte comment Jéhovah a fait parler lânesse de Balaam.
Si le premier homme Adam nétait quune figure allégorique, que dire du dernier Adam, Jésus Christ?
I Cor. 15:45, 47: Cest ainsi quil est même écrit: Le premier homme Adam devint une âme vivante. Le dernier Adam devint un esprit donnant la vie. Le premier homme est de la terre et il est fait de poussière; le second homme, lui, est du ciel. (Par conséquent, lorsque quelquun nie quAdam était une personne réelle qui a péché contre Dieu, cela implique quil a des doutes sur lidentité de Jésus Christ. Il en vient, en effet, à rejeter la raison pour laquelle Jésus a dû donner sa vie pour les hommes. Un tel rejet constitue une négation de la foi chrétienne.)
Comment Jésus lui-même considérait-il le récit de
Mat. 19:4, 5: [Jésus] dit: Navez-vous pas lu [en Genèse 1:27; 2:24] que celui qui les créa [Adam et Ève], dès le commencement les fit mâle et femelle, et quil a dit: Cest pourquoi lhomme quittera son père et sa mère et sattachera à sa femme, et les deux seront une seule chair? (Puisque Jésus prenait le récit de
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