Samedi 28 mai 2005
par paulus publié dans : Vie Eternelle
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Dimanche 22 mai 2005

Les mutations, ou profondes et brusques modifications au niveau des gènes, seraient-elles le mécanisme de l’évolution?

Une revue déclare: “Les révisionnistes de l’évolution croient que les mutations dans les principaux gènes de régulation sont peut-être précisément les marteaux-piqueurs dont leur théorie des sauts évolutifs a besoin.” Toutefois, d’après la même revue, le zoologiste anglais Colin Patterson aurait reconnu: “Toutes les suppositions sont permises. Nous ne savons rien de ces principaux gènes de régulation.” (Science Digest de février 1982, p. 92). Autrement dit, aucune preuve n’appuie cette théorie.

Une encyclopédie avoue: “Le fait que la plupart des mutations sont néfastes à l’organisme semble difficile à concilier avec l’idée selon laquelle elles sont la source des matériaux nécessaires à l’évolution. En effet, les mutants reproduits dans les manuels de biologie constituent une collection de bizarreries et de monstruosités, et les mutations semblent bien être un processus destructeur plutôt que constructeur.” — The Encyclopedia Americana (1977), tome X, p. 742.

Que doit-on penser des “hommes-singes” qui sont représentés dans les manuels d’école, les encyclopédies et les musées?

“La chair et le poil dans ce genre de reproductions sont le fruit de l’imagination. (...) La couleur de la peau; la couleur, la forme et l’implantation du système pileux; les traits; le visage; nous ne savons absolument rien de tout cela pour n’importe quel homme préhistorique.” — The Biology of Race (New York, 1971) de James King, pp. 135, 151.

“L’immense majorité des planches dessinées sont davantage fondées sur l’imagination que sur les faits. (...) Les artistes doivent créer quelque chose qui se situe entre un grand singe et un être humain; plus le spécimen est jugé vieux, plus ils lui donnent une allure simiesque.” — Science Digest d’avril 1981, p. 41.

“On commence de même à s’apercevoir que l’homme primitif n’était pas un sauvage; il nous reste encore à nous persuader que les contemporains du Pléistocène n’étaient pas des brutes et encore moins des créatures simiesques au psychisme rudimentaire. C’est pourquoi les reconstitutions qui prétendent représenter le Néanderthalien ou le Pithécanthrope sont grotesques.” — Dieu était déjà d’Ivar Lissner, p. 281.

Les livres de science ne présentent-ils pas l’évolution comme un fait?

“Beaucoup de savants succombent à la tentation du dogmatisme (...). On a maintes et maintes fois présenté l’origine des espèces comme une question définitivement réglée. Il n’y a rien de plus éloigné de la vérité. (...) Pourtant, cette tendance dogmatique persiste, et elle ne rend pas service à la cause de la science.” — The Guardian (Londres) du 4 décembre 1980, p. 15.

 

 

La fraude scientifique — Une fraude plus condamnable

Un dictionnaire définit la fraude comme “un acte visant à tromper ou à dénaturer”. C’est également la “perversion volontaire de la vérité dans le but d’inciter autrui à abandonner quelque chose de valeur”.

“L’ÉVOLUTION est un fait.” C’est par cette confession de foi qu’un scientifique assure la communauté scientifique de son orthodoxie. À l’intention du public, on ajoute fréquemment l’affirmation péremptoire selon laquelle ‘la preuve en a été si souvent apportée qu’il n’est plus nécessaire de l’établir de nouveau’. Déclaration d’autant plus commode que les évolutionnistes n’ont jamais apporté aucune preuve. Malgré cela, depuis des années on ne cesse de rabâcher cette formule comme on le ferait d’un mantra: “L’évolution est un fait.”

En avril dernier, voici ce qu’on a pu lire dans un magazine littéraire (The New York Times Book Review) sous la plume du biologiste Richard Dawkins: “Nous voulons parler du fait de l’évolution, un fait pour lequel nous disposons de preuves irréfutables dont on ne peut raisonnablement douter.” L’auteur ajoutait qu’étudier la création “en cours de sciences naturelles est à peu près aussi sensé que de passer la moitié des cours d’astronomie à dire que la terre est plate. Comme l’a suggéré quelqu’un, autant consacrer la moitié des cours d’éducation sexuelle à parler de la théorie des cigognes. Quand on rencontre une personne qui déclare ne pas croire à l’évolution, on peut affirmer sans crainte de se tromper qu’on a affaire à un individu ignorant, stupide ou débile (ou malfaisant, mais je préfère ne pas envisager cette hypothèse)”.

Le numéro de janvier 1987 de la revue scientifique Discover présentait un essai de Stephen Gould sur l’évolution. Manifestement décidé à faire donner la grosse artillerie, l’auteur y proclamait 12 fois en cinq pages que l’évolution est un fait. Voici quelques extraits de son article:

Par son œuvre, affirme-t-il, Darwin a “établi le fait de l’évolution”. “L’évolution est un fait tout aussi sûrement établi que n’importe quelle autre vérité scientifique (aussi certain que la révolution de la terre autour du soleil).” À la mort de Darwin, “la majorité des esprits réfléchis en sont venus à accepter l’évolution comme un fait”. M. Gould parle d’un “fait certain” et du “fait de la transmutation”. “L’évolution est également un fait naturel.” “L’évolution est établie aussi sûrement que n’importe quel autre fait scientifique.” “Notre confiance dans le fait de l’évolution repose sur de nombreuses données.” Il évoque l’adhésion des biologistes “au fait de l’évolution”. “Les théologiens ne sont pas troublés par le fait de l’évolution.” “Je connais des centaines de scientifiques qui croient au fait de l’évolution.”

Il écrit également: “Je ne voudrais pas passer pour un doctrinaire s’égosillant à rameuter ses troupes, mais les biologistes sont parvenus à un consensus (...) sur le fait de l’évolution.” Toutefois, peut-on dire que ses propos ne sont pas ceux d’“un doctrinaire s’égosillant à rameuter ses troupes”?

Balayant cette belle assurance sur le caractère incontestable de l’évolution, Michael Denton, spécialiste en biologie moléculaire, déclare sans ambages: “De telles assertions sont tout simplement absurdes.” Plus qu’absurdes. Frauduleuses. Elles sont trompeuses et dénaturent les faits. Elles pervertissent la vérité dans le but d’inciter les gens à abandonner quelque chose de valeur. La presse écrite, la radio, la télévision, les émissions sur la nature ou sur la science, les manuels scolaires dès les premières années de primaire sont autant de moyens employés pour seriner la litanie de l’irréfutabilité de l’évolution aux oreilles du public. Toutefois, le New York Times a récemment révélé qu’une commission pédagogique de Californie a donné des consignes en faveur de manuels de science qui semblent ne plus autant présenter l’évolution comme un fait. — 10 novembre 1989.

Les tactiques utilisées rappellent celles des prêtres en chef et des Pharisiens du temps de Jésus. Quand les préposés qu’on avait envoyés arrêter Jésus revinrent sans lui, les Pharisiens leur demandèrent: “‘Pourquoi ne l’avez-vous pas amené?’ Les préposés répondirent: ‘Aucun autre homme n’a jamais parlé ainsi.’ Sur quoi, les Pharisiens répondirent: ‘Est-ce que, vous aussi, vous vous êtes laissé égarer? Est-ce qu’un des chefs ou des Pharisiens a foi en lui? Mais cette foule qui ne connaît pas la Loi, ce sont des maudits.’” (Jean 7:45-49). Démonstration typique d’autorité abusive: ‘Personne d’important ou d’instruit n’accepte Jésus comme le Messie. C’est bon pour ces maudits imbéciles.’

Aujourd’hui, les évolutionnistes ne s’y prennent pas autrement que les Pharisiens: ‘Faites-nous confiance, disent-ils. Tous les grands scientifiques, tous les gens intelligents croient à l’évolution. Seuls les ignorants et les gens sans instruction refusent d’y croire.’ Succombant à cette forme d’intimidation et de pression psychologique, les masses se rallient au camp évolutionniste. Comme elles ignorent tout des faiblesses, des lacunes, des spéculations boiteuses et des impossibilités de la théorie de l’évolution — telle que l’apparition de la vie à partir d’éléments chimiques inanimés —, elles se laissent gagner à la cause évolutionniste à force d’entendre ses partisans en marteler les principes. La théorie est érigée en dogme, ses prédicateurs tombent dans l’arrogance, et les dissidents se voient rabaissés avec mépris. La stratégie est bonne. Elle a fait merveille au temps de Jésus; elle n’est pas moins efficace aujourd’hui.

Cette formule de quatre mots, ‘L’évolution est un fait’, est brève, simple, et répétée avec insistance (jusqu’à 12 fois dans un court essai). Tout contribue donc à en faire un moyen de propagande efficace, le phénomène de répétition l’élevant ensuite au rang de slogan. Or, pour peu qu’on l’entende partout, un slogan prend vite possession des esprits et se retrouve sur toutes les lèvres sans guère avoir été analysé objectivement ni soumis à un examen critique. Une fois une théorie élevée au rang de slogan par la communauté, il devient inutile de s’efforcer d’en établir la validité, et quiconque la met en doute est regardé avec mépris. Tout dissident qui prétend présenter une critique rationnelle de la validité du slogan devient particulièrement irritant, et il essuie alors la seule riposte possible: la moquerie.

Les évolutionnistes qui mentent effrontément en clamant que ‘l’évolution est un fait’ s’inspirent également des méthodes de Hitler, qui a écrit à propos de la masse qu’il manipulait: “Dans la simplicité primitive de ses sentiments, [elle] sera (...) plus facilement victime d’un grand mensonge que d’un petit. Elle ne commet elle-même, en général, que de petits mensonges, tandis qu’elle aurait trop de honte à en commettre de grands.” Un dicton populaire déclare: “Si tu dis un mensonge suffisamment gros, et le répètes souvent, beaucoup finiront par le croire.” Celui des évolutionnistes est manifestement assez gros, et il est assurément répété assez fréquemment pour que des millions de personnes y croient.

Ce mensonge constitue également une fraude, car c’est “un acte visant à tromper ou à dénaturer”, une “perversion volontaire de la vérité dans le but d’inciter autrui à abandonner quelque chose de valeur”. En enseignant que les ancêtres de l’homme sont des animaux — micro-organismes au début de la chaîne et créature simiesque à la fin —, les évolutionnistes ont “échangé la vérité de Dieu contre le mensonge”. Ce faisant, ils incitent quantité de personnes à abandonner quelque chose de grand prix: la foi en un Dieu qui serait leur Créateur. — Romains 1:25.

 

 

Conçu pour vivre éternellement

LE CORPS humain est prodigieusement conçu. Son développement et sa croissance tiennent tout simplement du miracle. “De façon redoutable, je suis fait d’une manière merveilleuse”, s’est exclamé un homme de l’Antiquité (Psaume 139:14). Pleinement conscients des merveilles du corps humain, certains savants ne comprennent pas pourquoi nous vieillissons et mourons. Est-ce également votre cas?

“Le vieillissement, écrit Steven Austad, biologiste à l’Université Harvard, est un phénomène tellement présent que je m’étonne que davantage de personnes n’y voient pas un mystère biologique essentiel.” Parce qu’il est universel, le vieillissement “est considéré comme plus normal”, précise-t-il. Mais, à la réflexion, est-il logique que nous vieillissions et mourions?

Dans son livre Pourquoi et comment nous vieillissons, publié en 1994, le professeur Leonard Hayflick exprime son profond étonnement devant la vie et la croissance de l’homme. Il écrit: “Après avoir accompli des miracles pour nous mener de la conception à la naissance, puis à la maturité sexuelle et à l’état adulte, la nature a choisi de ne pas mettre au point un mécanisme, qui eût été probablement plus élémentaire, pour perpétuer éternellement le résultat de ces miracles. Cette question intrigue les biogérontologues [savants qui étudient les aspects biologiques du vieillissement] depuis des dizaines d’années.”

Le vieillissement et la mort vous intriguent-ils, vous aussi? Quel dessein servent-ils? “Alors que pour ainsi dire tous les événements biologiques intervenant de la conception à la maturité semblent répondre à un objectif, ce n’est pas le cas du vieillissement, fait observer M. Hayflick. On ne comprend pas vraiment sa raison d’être. Bien que nous en sachions maintenant beaucoup sur le processus en lui-même (...), l’issue inévitable reste un vieillissement incompréhensible et la mort.”

Se pourrait-il que nous ayons été faits, non pour vieillir et mourir, mais, au contraire, pour vivre éternellement sur la terre?

Le désir de vivre

Vous l’aurez remarqué, l’idée de vieillir et de mourir indispose presque tout le monde. Beaucoup la trouvent même effrayante. Dans son livre Mourir, le docteur Sherwin Nuland écrit: “Personne ne paraît psychologiquement apte à faire face à l’idée de son propre état de mort, d’une inconscience définitive dans laquelle il n’y a ni vide ni vacuum, dans laquelle il n’y a tout simplement rien.” Connaissez-vous quelqu’un qui souhaite vieillir, tomber malade et mourir?

Pourtant, si la vieillesse et la mort étaient naturelles, si elles s’inscrivaient dans quelque plan directeur, ne seraient-elles pas les bienvenues? Mais ce n’est pas le cas. Pourquoi? La réponse tient à la manière dont nous avons été créés. Dieu “a mis dans [notre] cœur la pensée de l’éternité”, dit la Bible (Ecclésiaste 3:11, Segond). Animé de ce désir d’un avenir sans fin, l’homme cherche depuis longtemps la Fontaine de Jouvence. Il veut rester éternellement jeune. D’où cette question: Avons-nous le potentiel nécessaire pour vivre plus longtemps?

Conçu pour s’autoréparer

Dans la revue Natural History, Steven Austad expose une idée couramment admise: “Nous avons tendance à considérer qu’il en est de l’homme et des animaux comme des machines: que l’usure est inévitable.” C’est là une conception erronée. “Les organismes biologiques sont fondamentalement différents des machines, poursuit-il. Ils s’autoréparent: les blessures et les os guérissent, les maladies passent.”

Mais alors, pourquoi vieillissons-nous? Ou, pour reprendre les termes de Steven Austad, “pourquoi [les organismes biologiques] sont-ils soumis aux mêmes types d’usure que les machines?” Étant donné que nos tissus se régénèrent, pourquoi ne le font-ils pas indéfiniment?

Dans la revue Discover, Jared Diamond, biologiste évolutionniste, parle de la merveilleuse faculté des organismes physiques à s’autoréparer: “La cicatrisation, processus de réparation de la peau, est l’un des exemples les plus visibles des systèmes de réparation du corps. Beaucoup d’animaux sont capables de résultats bien plus spectaculaires: le lézard peut régénérer plusieurs fois sa queue, l’étoile de mer et le crabe leurs membres, le concombre de mer ses intestins.”

À propos du remplacement des dents, Jared Diamond explique: “Les humains en produisent deux séries, les éléphants six et les requins un nombre indéterminé.” Puis il ajoute: “Au niveau microscopique également se produit un renouvellement régulier. Les cellules qui tapissent notre intestin sont remplacées au bout de quelques jours, celles qui tapissent notre vessie tous les deux mois, et nos globules rouges tous les quatre mois.

“Sur le plan moléculaire, les molécules qui composent nos protéines se renouvellent continuellement, à un rythme propre à chaque type de protéines; de sorte que nous n’accumulons pas les molécules endommagées. Si vous comparez l’apparence de l’un de vos proches avec celle qu’il avait il y a un mois, vous ne verrez probablement aucune différence, mais beaucoup des molécules formant son corps ne seront plus les mêmes.”

La plupart des cellules du corps sont remplacées périodiquement par de nouvelles. Mais peut-être certaines, les neurones par exemple, ne le sont-elles jamais. On notera cependant cette explication de Leonard Hayflick: “Si toutes les parties d’une cellule ont été remplacées, la cellule n’est plus la même. Peut-être les neurones avec lesquels vous êtes né semblent-ils être toujours les mêmes, mais en réalité beaucoup de leurs molécules (...) ont peut-être été remplacées. Donc, en définitive, les cellules qui ne se divisent pas ne sont pas forcément les mêmes que celles que vous aviez à la naissance!” Cela parce que les composants de ces cellules sont remplacés. Dès lors, le remplacement des matériaux du corps pourrait théoriquement prolonger notre vie éternellement.

Le professeur Hayflick a parlé des “miracles [nous menant] de la conception à la naissance”. Examinons-en brièvement quelques-uns, et voyons s’il est possible qu’existe ce qu’il appelle ‘un mécanisme plus élémentaire pour perpétuer éternellement le résultat de ces miracles’.

La cellule

Un adulte est composé de quelque 100 000 milliards de cellules, chacune d’une complexité dépassant l’entendement. Pour illustrer cette complexité, la revue Newsweek a comparé la cellule à une ville fortifiée: “Des centrales électriques produisent l’énergie dont la cellule a besoin. Des usines fabriquent des protéines indispensables à la chimie de l’organisme. Des systèmes de transport complexes assurent les échanges chimiques à l’intérieur comme à l’extérieur de la cellule. Des sentinelles postées sur les fortifications contrôlent les importations et les exportations, et surveillent le monde extérieur, à l’affût du moindre signe de danger. Des armées biologiques disciplinées sont prêtes à repousser tout intrus. Le maintien de l’ordre est assuré par un gouvernement central génétique.”

Comment vous et vos 100 000 milliards de cellules êtes-vous venus à l’existence? Vous n’étiez au départ qu’une cellule, fruit de l’union d’un spermatozoïde de votre père et d’un ovule de votre mère. Lors de cette union, des plans ont été dressés dans l’ADN (abréviation d’acide désoxyribonucléique) de cette cellule nouvellement formée pour produire un humain entièrement nouveau et unique. “S’il fallait les mettre par écrit, dit-on, [les instructions contenues dans l’ADN] rempliraient un millier de livres de 600 pages.”

Cette première cellule s’est ensuite divisée en deux, puis en quatre, puis en huit, et ainsi de suite. Finalement, au bout d’environ 270 jours, au cours desquels des milliards de cellules de toutes sortes se sont formées à l’intérieur du ventre de votre mère pour faire de vous un bébé, vous êtes né. La cellule que vous étiez au départ abritait donc ce que l’on pourrait comparer à une immense salle remplie d’ouvrages contenant des instructions détaillées sur votre fabrication. Tout aussi remarquable, ces instructions complexes ont été transmises à chaque cellule viable. Effectivement, chacune de vos cellules possède les mêmes informations que celles que portait l’ovule fécondé.

Songez encore à ceci: puisque chaque cellule possède les instructions pour produire n’importe quelle cellule, comment, lorsqu’il s’est agi par exemple de fabriquer le tissu cardiaque, les instructions pour la fabrication des autres types de cellules ont-elles été inhibées? Apparemment, tel un entrepreneur disposant d’une gamme complète de plans, une cellule a sélectionné le plan des cellules du cœur. Une autre a choisi celui des cellules nerveuses, une autre encore celui des cellules du foie, etc. Indéniablement, cette faculté inexpliquée de sélection et d’inhibition est un des nombreux “miracles [nous menant] de la conception à la naissance”.

Ce n’est pas tout. Le tissu cardiaque doit être stimulé pour se contracter régulièrement. Le cœur a donc été doté d’un système interne complexe chargé de générer des impulsions électriques pour le faire battre au rythme exigé par le genre d’activité accomplie. Éblouissant, n’est-ce pas? Il n’est pas étonnant que des médecins aient dit du cœur qu’“il est plus efficace qu’aucune machine d’aucune sorte jamais conçue par l’homme”.

Le cerveau

Le développement du cerveau, l’aspect le plus mystérieux du miracle humain, est plus prodigieux encore. Trois semaines après la conception, les cellules cérébrales commencent à se former. Avec le temps, le cerveau comptera environ 100 milliards de cellules nerveuses, ou neurones, soit autant que d’étoiles dans la Voie lactée.

“Chaque neurone reçoit des données d’environ 10 000 autres et envoie des messages à un millier d’autres”, explique la revue Time. À propos du nombre de combinaisons possibles, le neurologue Gerald Edelman écrit: “Un morceau de notre cerveau de la taille d’une grosse tête d’allumette contient environ un milliard de connexions. (...) Si nous considérions toutes les connexions et toutes les combinaisons possibles, nous obtiendrions un nombre astronomique — de l’ordre d’un dix suivi de millions de zéros.”

Quelle est donc la capacité du cerveau? D’après l’astronome Carl Sagan, l’information contenue dans le cerveau humain “remplirait plus de 20 millions de volumes, autant que dans l’ensemble des plus grandes bibliothèques du monde”. L’auteur George Leonard va plus loin. “Peut-être, dit-il, pouvons-nous maintenant émettre cette incroyable hypothèse: la capacité créative du cerveau serait pour ainsi dire infinie

Les remarques suivantes ne devraient donc pas surprendre. “Le cerveau, déclare le biologiste moléculaire James Watson, codécouvreur de la structure physique de l’ADN, est la chose la plus complexe jamais découverte dans l’univers.” Le neurologue Richard Restak, qui déteste comparer le cerveau à un ordinateur, dit: “Le cerveau est unique en ce que nulle part dans l’univers connu il n’existe quoi que ce soit lui ressemblant, même de loin.”

Nous n’utilisons dans toute une vie qu’une faible partie de nos capacités mentales, disent les spécialistes: un dix-millième (un centième de 1 %) de nos facultés cérébrales, selon une estimation. Réfléchissez: est-il raisonnable de penser que nous avons été dotés d’un cerveau aussi performant pour ne jamais devoir l’utiliser pleinement? N’est-il pas plus logique de croire que l’homme, avec sa capacité infinie d’apprendre, devait vivre éternellement?

Si tel est le cas, pourquoi vieillissons-nous? Que s’est-il passé? Pourquoi, arrivés à 70 ou 80 ans, mourons-nous, alors que notre corps est de toute évidence conçu pour la vie éternelle?

 

L’espoir de la vie éternelle

 Si la Bible dément clairement le concept d’une âme immortelle, elle parle beaucoup de la vie éternelle. L’espoir de la vie sans fin était un enseignement fondamental de Jésus. Il déclara: “Ceci signifie la vie éternelle: qu’ils apprennent à te connaître, toi, le seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus Christ.” (Jean 17:3). Il affirma à propos de ceux qui exercent la foi en Dieu et en lui: “Je leur donne la vie éternelle.” (Jean 10:28). Avec une confiance absolue, il déclara: “Celui qui croit a la vie éternelle. (...) il vivra à jamais.” (Jean 6:47, 51). Il dit encore: “Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque exerce la foi en lui ne soit pas détruit, mais ait la vie éternelle.” — Jean 3:16.

 Puisqu’il n’y a pas d’âme immortelle qui survive à la mort, comment la promesse biblique de la vie éternelle se réalisera-t-elle? Jésus apporta des précisions à ce sujet quand il rendit visite à Marthe et à Marie après la mort de leur frère Lazare. Il dit à Marthe: “Je suis la résurrection et la vie. Celui qui exerce la foi en moi, même s’il meurt, viendra à la vie.” Il demanda alors à Marthe: “Crois-tu cela?” “Oui, Seigneur, répondit-elle; je crois que tu es le Christ, le Fils de Dieu.” — Jean 11:25-27.

 Pour donner la preuve que lui, le Fils de Dieu, avait reçu le pouvoir de ramener les morts à la vie, Jésus se rendit au tombeau de Lazare. Celui-ci était mort depuis quatre jours, et son corps avait commencé à se décomposer. Malgré tout, “[Jésus] cria à haute voix: ‘Lazare, viens dehors!’ L’homme qui avait été mort sortit, les pieds et les mains liés de bandelettes et le visage enveloppé d’un linge. Jésus leur dit: ‘Déliez-le et laissez-le aller.’” (Jean 11:43, 44). De mort qu’il était, Lazare avait été ramené à la vie!

Lazare ne revenait pas du ciel ou d’un quelconque autre endroit des sphères spirituelles. À sa mort, il n’était pas allé dans ces sphères spirituelles, mais il avait été inconscient dans la tombe, où se trouvent tous les morts (Psaume 146:4; Jean 3:13; Actes 2:34). Il serait insensé de penser que l’âme immortelle de Lazare avait connu la félicité céleste et qu’elle avait alors été arrachée du ciel pour être de nouveau unie à son corps imparfait sur la terre et pour revivre dans un monde affligé par la souffrance, la maladie et la mort. Mais, puisqu’il n’était pas allé au ciel, Lazare se réjouit de sa résurrection, car elle lui permit de prolonger son existence et de retrouver ceux qu’il aimait. Par la suite, il mourrait de nouveau.

Lorsque Jésus ressuscita une jeune fille, les parents de cette enfant “furent hors d’eux-mêmes, en proie à un ravissement extrême”. (Marc 5:42.) Toutefois, cette jeune fille, elle aussi, allait finalement mourir de nouveau. Quand Jésus ramena à la vie le fils de la veuve de Naïn, “une crainte les saisit tous, et ils se mirent à glorifier Dieu”. (Luc 7:16.) Mais ce jeune homme finit également par mourir. Concernant ces miracles, le Nouveau dictionnaire international de théologie du Nouveau Testament (angl.) affirme: “Ceux que Christ ressuscita au cours de son ministère terrestre durent mourir, car ces résurrections ne donnaient pas l’immortalité.”

 Pourquoi Jésus releva-t-il ces personnes d’entre les morts? Pas pour leur donner la vie éternelle à cette époque, mais pour prouver qu’il était le Messie et montrer le pouvoir que Dieu lui avait donné. Cela amena des humains à nourrir avec foi l’espoir de la résurrection et de la vie éternelle sous la domination future du Royaume céleste de Dieu dirigé par le Christ. — Matthieu 6:9, 10; Jean 11:41, 42.

 Marthe avait entendu Jésus parler de cette espérance, car elle le côtoyait. Elle lui avait déjà dit à propos de Lazare: “Je sais qu’il ressuscitera à la résurrection au dernier jour.” (Jean 11:24). Elle savait que la résurrection aurait lieu, non pas à son dernier jour (celui de Lazare), mais “au dernier jour”, c’est-à-dire au Jour du Jugement, lorsque les morts seraient ressuscités sous le Royaume de Dieu. L’apôtre Paul le savait aussi, car il déclara: “[Dieu] a fixé un jour où il doit juger la terre habitée avec justice.” (Actes 17:31). Il dit encore: “Il va y avoir une résurrection tant des justes que des injustes.” (Actes 24:15). Il n’affirmait donc pas que la résurrection avait déjà lieu, mais qu’‘il allait y en avoir une’ dans l’avenir, sous le Royaume.

 Dans son livre Immortalité de l’âme ou Résurrection des morts? Oscar Cullmann, professeur français protestant, écrit: “Il existe une différence radicale entre l’attente chrétienne de la résurrection des morts et la croyance grecque à l’immortalité de l’âme. (...) Le fait que le christianisme ultérieur ait établi, plus tard, un lien entre les deux croyances et que le chrétien moyen les confonde aujourd’hui purement et simplement, n’a pas pu nous inciter à nous taire sur ce qu’avec la grande majorité des exégètes nous considérons comme la vérité. (...) Toute la vie et toute la pensée du Nouveau Testament [sont] dominées par la foi en la résurrection. (...) L’homme entier, qui est réellement mort, est rappelé à la vie par un nouvel acte créateur de Dieu.”

par paulus publié dans : Vie Eternelle
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Dimanche 22 mai 2005

SAMARITAIN

(probablement : De Samarie).

Le terme “ Samaritains ” apparaît pour la première fois dans l’Écriture après la conquête du royaume des dix tribus de Samarie, en 740 av. n. è. ; il était appliqué à ceux qui vivaient dans le royaume du Nord avant cette conquête, afin de les distinguer des étrangers qu’on y avait amenés par la suite d’autres parties de l’Empire assyrien (2R 17:29). Il semble que les Assyriens n’aient pas déporté tous les habitants israélites, car le récit de 2 Chroniques 34:6-9 (voir aussi 2R 23:19, 20) laisse entendre que, durant le règne du roi Yoshiya, il y en avait encore dans le pays. Avec le temps, le terme “ Samaritains ” désigna les descendants de ceux qui étaient restés en Samarie et de ceux que les Assyriens avaient amenés. Par conséquent, certains étaient sans aucun doute le produit de mariages mixtes. Plus tard encore, le nom prit une connotation plus religieuse que raciale ou politique. Un “ Samaritain ” était un membre de la secte religieuse qui prospérait dans le voisinage de la Shekèm et de la Samarie antiques, et qui adhérait à certaines doctrines tout à fait différentes de celles du judaïsme. — Jn 4:9.

La religion samaritaine. Le développement de la religion samaritaine était dû à un certain nombre de facteurs. L’un d’eux, et non le moindre, avait pour origine les efforts de Yarobam visant à éloigner les dix tribus du culte de Jéhovah, dont le centre était à Jérusalem. Pendant environ 250 ans après la scission de la nation en deux royaumes, les prêtres lévitiques ordonnés par Dieu avaient été remplacés par une prêtrise mise en place par l’homme, qui avait ensuite entraîné le royaume d’Israël à pratiquer une idolâtrie avilissante (1R 12:28-33 ; 2R 17:7-17 ; 2Ch 11:13-15 ; 13:8, 9). Puis survint la chute du royaume du Nord. Les immigrants païens amenés de Babylone, de Koutha, d’Avva, de Hamath et de Sepharvaïm adoraient de nombreuses divinités : Soukkoth-Benoth, Nergal, Ashima, Nibhaz, Tartaq, Adrammélek et Anammélek. Bien qu’ils aient appris un peu à connaître Jéhovah, ayant été instruits par un prêtre de la prêtrise de Yarobam, ils continuèrent à adorer leurs faux dieux, génération après génération, comme la Samarie l’avait fait avec les veaux d’or (2R 17:24-41). Les efforts considérables de Yoshiya pour débarrasser ces communautés du Nord du culte des idoles, près d’un siècle après la chute de Samarie, n’eurent pas d’effets plus durables que les réformes semblables qu’il fit en Juda, le royaume du Sud. — 2R 23:4-20 ; 2Ch 34:6, 7.

En 537 av. n. è., un reste des 12 tribus revint de l’exil à Babylone, prêt à rebâtir le temple de Jéhovah à Jérusalem (Ezr 1:3 ; 2:1, 70). C’est alors que les “ Samaritains ”, qui étaient déjà dans le pays quand les Israélites arrivèrent et qui étaient qualifiés d’“ adversaires de Juda et de Benjamin ”, allèrent trouver Zorobabel et les anciens, et leur dirent : “ Laissez-nous bâtir avec vous ; car, comme vous, nous recherchons votre Dieu et nous lui sacrifions depuis les jours d’Ésar-Haddôn le roi d’Assyrie, qui nous a fait monter ici. ” (Ezr 4:1, 2). Toutefois, ce prétendu attachement à Jéhovah s’avéra n’être qu’un service en paroles, car, lorsque Zorobabel eut décliné leur offre, les Samaritains firent tout ce qu’ils purent pour empêcher la construction du temple. Quand tous leurs efforts concertés pour harceler et intimider les Israélites eurent échoué, ils adressèrent à l’empereur de Perse une lettre contenant de fausses accusations et réussirent à faire promulguer un décret gouvernemental qui mit fin à la construction pendant un certain nombre d’années. — Ezr 4:3-24.

Au milieu du Ve siècle av. n. è., quand Nehémia commença à réparer les murailles de Jérusalem, Sânballat (gouverneur de Samarie, selon un papyrus d’Éléphantine) fit à plusieurs reprises de vigoureux, mais vains efforts, pour arrêter les travaux (Ne 2:19, 20 ; 4:1-12 ; 6:1-15). Plus tard, après une longue absence, Nehémia retourna à Jérusalem, où il apprit que le petit-fils du grand prêtre Éliashib avait épousé la fille de Sânballat. Immédiatement, Nehémia ‘ le chassa ’. — Ne 13:6, 7, 28.

Certains considèrent que c’est la construction du temple samaritain sur le mont Guerizim, peut-être au IVe siècle av. n. è., pour rivaliser avec celui de Jérusalem, qui marqua la séparation définitive des Juifs et des Samaritains ; d’autres pensent que la rupture de leurs relations eut lieu plus d’un siècle après. Quand Jésus commença son ministère, la brèche entre les deux peuples n’était pas réparée, bien que le temple de Guerizim ait été détruit environ un siècle et demi auparavant (Jn 4:9). Les Samaritains adoraient toujours au mont Guerizim (Jn 4:20-23) et les Juifs avaient peu de respect pour eux (Jn 8:48). Ce mépris permit à Jésus de dégager une leçon puissante dans son exemple du bon Samaritain. — Lc 10:29-37.

Le Pentateuque samaritain. Depuis des temps reculés, les Écritures des Samaritains ne comprenaient que les cinq premiers livres de la Bible, et encore, dans leur propre recension, rédigés dans leurs propres caractères et appelés le Pentateuque samaritain. Les Samaritains rejetaient le reste des Écritures hébraïques, à l’exception peut-être du livre de Josué. Le Pentateuque samaritain diffère du texte massorétique dans environ 6 000 cas, la plupart mineurs. Toutefois, quelques différences sont importantes, comme le contenu de Deutéronome 27:4, où Guerizim est substitué à Ébal, l’endroit où les lois de Moïse devaient être inscrites sur des pierres badigeonnées de chaux (Dt 27:8). La raison évidente de ce changement était d’appuyer leur croyance selon laquelle Guerizim était la montagne sainte de Dieu.

Cependant, le fait qu’ils acceptaient, dans ses grandes lignes, le Pentateuque amenait les Samaritains à croire qu’un prophète plus grand que Moïse viendrait (Dt 18:18, 19). Au Ier siècle, ils attendaient la venue de Christ le Messie, et certains le reconnurent ; d’autres le rejetèrent (Lc 17:16-19 ; Jn 4:9-43 ; Lc 9:52-56). Plus tard, grâce à la prédication des premiers chrétiens, de nombreux Samaritains embrassèrent le christianisme avec joie. — Ac 8:1-17, 25 ; 9:31 ; 15:3.

par paulus publié dans : Samaritain: origine/croyance
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Dimanche 22 mai 2005

La vie a-t-elle pu naître par hasard?

QUAND Charles Darwin a proposé sa théorie de l’évolution, il a admis qu’à l’origine la vie avait peut-être été insufflée “par le Créateur à un petit nombre de formes, ou même à une seule1”. Mais les théories évolutionnistes modernes excluent généralement toute idée d’un Créateur. En revanche, la théorie de la génération spontanée, naguère rejetée, a été ressuscitée sous une forme légèrement modifiée.

 La croyance en la génération spontanée remonte à plusieurs siècles. Au XVIIe siècle, des savants très respectés, comme Francis Bacon et William Harvey, acceptaient cette théorie. Cependant, au XIXe siècle, Louis Pasteur et d’autres scientifiques lui avaient donné un coup apparemment mortel en prouvant par des expériences que la vie ne pouvait provenir que d’une autre vie. Pourtant, et par la force des choses, les évolutionnistes supposent qu’il y a très longtemps des organismes microscopiques ont pu, d’une manière ou d’une autre, naître spontanément de la matière inerte.

Une nouvelle forme de génération spontanée

 Dans son livre Le gène égoïste, Richard Dawkins résume l’apparition de la vie selon l’explication évolutionniste couramment admise. Il laisse entendre qu’au commencement l’atmosphère de la terre se composait de bioxyde de carbone, de méthane, d’ammoniac et d’eau. Grâce à l’énergie solaire, et peut-être aussi sous l’action des éclairs et d’explosions volcaniques, ces éléments simples se seraient alors décomposés puis recomposés pour former des acides aminés. Plusieurs variétés de ces amino-acides se seraient accumulées dans l’océan pour se combiner ensuite et constituer des protéines. Finalement, explique-t-il, l’océan est devenu une “soupe organique”, mais toujours inanimé.

C’est alors que, selon Dawkins, “à un certain moment, il se forma par accident une molécule particulièrement remarquable”, une molécule capable de se reproduire. Tout en admettant qu’un tel accident était extrêmement improbable, il affirme qu’il a dû néanmoins avoir lieu. Des molécules identiques se sont ensuite combinées puis, de nouveau par un accident très improbable, se sont entourées d’une membrane protectrice constituée d’autres molécules protéiques. C’est ainsi, affirme-t-on, que la première cellule vivante est née spontanément2.

 Arrivé à ce point, vous commencerez peut-être à comprendre pourquoi Dawkins écrit ceci dans la préface de son ouvrage: “Ce livre (...) a des airs de science-fiction3.” Cependant, quiconque lit des ouvrages traitant de l’évolution constatera que cette façon d’aborder la question n’est pas exceptionnelle. La plupart de ces livres effleurent à peine l’énorme problème que constitue l’explication de l’apparition de la vie à partir de la matière inanimée. Aussi William Thorpe, professeur de zoologie à l’université de Cambridge, déclara-t-il à ses collègues: “Toutes les hypothèses et les discussions superficielles qui ont été publiées ces dix à quinze dernières années pour expliquer l’origine de la vie se sont révélées beaucoup trop simplettes et trop légères. En fait, la solution du problème semble être tout aussi éloignée que par le passé4

 Le développement récent et très rapide des connaissances n’a fait qu’élargir le gouffre qui sépare l’inanimé de l’animé. En effet, on s’est rendu compte que même les organismes unicellulaires connus depuis très longtemps sont d’une infinie complexité. Au dire des astronomes Fred Hoyle et Chandra Wickramasinghe, “pour la biologie, le problème consiste à arriver à un commencement simple”. Or, “les vestiges fossiles des formes de vie anciennes que l’on a découverts dans les roches ne révèlent pas un commencement simple. (...) La théorie évolutionniste n’a donc pas de fondement solide5”. Plus les connaissances augmentent, plus il devient difficile d’expliquer comment des micro-organismes d’une complexité incroyable ont pu naître par hasard.

 Voici les principales étapes qui, selon la théorie évolutionniste, auraient abouti à l’origine de la vie: 1) L’atmosphère primitive appropriée vient à l’existence et 2) une soupe organique composée de molécules “simples” nécessaires à la vie se concentre dans les océans. 3) Ces molécules donnent les protéines et les nucléotides (composés chimiques très complexes), lesquels 4) se combinent et acquièrent une membrane, après quoi 5) ils développent un code génétique et commencent à se répliquer. Ces différentes étapes s’harmonisent-elles avec les faits qui ont pu être observés?

L’atmosphère primitive

 En 1953, Stanley Miller obtint, grâce à une décharge électrique dans une “atmosphère” d’hydrogène, de méthane, d’ammoniac et de vapeur d’eau, quelques-uns des nombreux acides aminés existants, les “briques” nécessaires à la construction des protéines. Il ne produisit toutefois que 4 des 20 acides aminés indispensables à la vie. Plus de 30 ans après, les savants n’ont toujours pas réussi à produire en laboratoire, dans des conditions que l’on pourrait juger plausibles, la totalité des 20 acides aminés nécessaires.

 Miller prétendait que l’atmosphère primitive de la terre était identique à celle qu’il avait reconstituée dans son ballon. Pourquoi? Parce que, comme son collègue et lui l’écrivirent plus tard, “la synthèse des composés ayant une valeur biologique ne se produit que dans une atmosphère réductrice [sans oxygène à l’état libre]6”. Cependant, d’autres scientifiques estiment qu’il y avait de l’oxygène. Les évolutionnistes se trouvent donc enfermés dans un dilemme que Hitching définit ainsi: “Avec de l’oxygène dans l’air, le premier acide aminé n’aurait jamais vu le jour; sans oxygène, il aurait été anéanti par les rayons cosmiques7

 En réalité, toute tentative visant à définir la nature de l’atmosphère primitive de la terre ne peut reposer que sur des conjectures ou des suppositions. Personne ne sait avec certitude à quoi elle ressemblait.

La vie est-elle née dans une “soupe organique”?

 Les acides aminés qui, de l’avis des évolutionnistes, se seraient formés dans l’atmosphère avaient-ils des chances d’arriver jusqu’aux océans et d’y constituer une “soupe organique”? Non, aucune. La même énergie qui, dans l’atmosphère, aurait provoqué la scission des composés simples aurait plus rapidement encore décomposé n’importe quel acide aminé complexe qui se serait formé. À propos de l’expérience au cours de laquelle Miller a provoqué une décharge électrique dans une “atmosphère” reconstituée, il est intéressant de noter que s’il a pu sauver les quatre acides aminés qu’il avait ainsi obtenus, c’est parce qu’il les a éloignés de l’étincelle. S’il les y avait laissés, ils auraient été décomposés.

 Mais supposons que, comme on le prétend, ces acides aminés aient pu d’une manière ou d’une autre atteindre les océans et éviter la destruction par les rayons ultraviolets de l’atmosphère. Que se serait-il passé ensuite? Hitching l’explique: “Dans l’eau, il n’y aurait pas eu assez d’énergie pour activer d’autres réactions chimiques; de toute façon l’eau empêche le développement de molécules plus complexes8

 Ainsi donc, dès que les amino-acides se trouvent dans l’eau, il faut qu’ils en sortent s’ils doivent former des molécules plus importantes et évoluer pour devenir des protéines utiles à la formation de la vie. Or, une fois qu’ils sont hors de l’eau, ils sont de nouveau exposés aux rayons ultraviolets destructeurs! “En d’autres termes, dit Hitching, les chances hypothétiques pour que soit franchie avec succès cette première étape relativement facile [la production d’acides aminés] de l’évolution aboutissant à la vie sont pour ainsi dire inexistantes9

 Alors qu’on prétend couramment que la vie est apparue spontanément dans les océans, la vérité toute simple est que les masses d’eau ne sont pas favorables aux réactions chimiques nécessaires. Richard Dickerson, un chimiste, a écrit: “Comment expliquer l’apparition d’une telle réaction de polymérisation [assemblage de petites molécules assurant la formation d’une plus grosse] dans un environnement aqueux (les océans primitifs) qui favorise plutôt la dépolymérisation [division d’une molécule en plusieurs molécules] par hydrolyse10?” Le biochimiste George Wald est de cet avis; il dit: “La décomposition spontanée est bien plus probable, et elle se produit beaucoup plus rapidement que la synthèse spontanée.” Cela signifie qu’il n’y aurait pas eu accumulation de soupe organique! Wald pense que c’est là “le problème le plus tenace que nous [les évolutionnistes] ayons à résoudre11”.

 La théorie de l’évolution se heurte toutefois à un autre problème tout aussi tenace. Rappelez-vous qu’il existe plus de 100 acides aminés, mais que seulement 20 sont nécessaires à la formation des protéines indispensables à la vie. De plus, ils se présentent sous deux formes, images l’une de l’autre, les formes D (dextrogyre) et L (lévogyre) (de même que dans un miroir la main gauche est l’image de la main droite). S’ils s’étaient formés par hasard, dans une soupe organique hypothétique par exemple, il y aurait eu probablement des amino-acides D et d’autres L. On ne sait pas pourquoi il faut une forme plutôt que l’autre pour les organismes vivants, mais les 20 acides aminés indispensables à la production des protéines nécessaires à la vie sont tous de la série L!

 Alors, comment se pourrait-il que, par hasard, seuls les acides aminés de la catégorie requise s’unissent dans la soupe organique? Le physicien J. Bernal reconnaît: “Il faut admettre que l’explication (...) demeure une des plus grandes difficultés pour ce qui est des structures de la vie.” Et il conclut: “Peut-être ne pourrons-nous jamais expliquer cela12

Les probabilités et la naissance spontanée des protéines

 Quelles chances y avait-il que les acides aminés appropriés s’unissent pour former une molécule protéique? En guise d’illustration, imaginons un gros tas de haricots rouges et de haricots blancs en nombre égal que l’on aurait bien mélangés. Il y a également dans ce tas plus de 100 variétés de haricots. Si vous preniez une louche de haricots, à votre avis, qu’obtiendriez-vous? Pour obtenir les haricots qui figurent les constituants de base nécessaires à la formation d’une protéine, votre louche ne devrait contenir que des haricots rouges, pas un seul haricot blanc! De plus, vous devriez avoir des représentants de 20 variétés seulement. Chaque haricot devrait en outre occuper une place bien définie et fixée à l’avance. Dans la réalité, si une seule des conditions requises n’est pas remplie, la fonction de la protéine ainsi produite ne peut être assurée. Obtiendrions-nous de notre tas de haricots hypothétique la bonne combinaison, même si nous le remuions et puisions dedans maintes et maintes fois? Non. Alors, comment cela aurait-il pu se produire dans la soupe organique en question?

 Les protéines indispensables à la vie se composent de molécules très complexes. Quelle était la probabilité d’apparition d’une seule de ces molécules par hasard dans une soupe organique? Des évolutionnistes reconnaissent qu’il y avait une chance sur 10113 (1 suivi de 113 zéros). Or, pour les mathématiciens, un événement qui n’a qu’une chance sur 1050 de se produire est en fait une impossibilité. On peut se rendre compte à quel point cela était improbable quand on considère que le nombre 10113 est plus important que le nombre total de tous les atomes de l’univers, selon les estimations des savants!

 Certaines protéines servent de matériaux de construction, d’autres d’enzymes, lesquels accélèrent les réactions chimiques à l’intérieur des cellules. Sans ces enzymes, la cellule mourrait. Mais pour maintenir celle-ci en activité, il faut que 2 000 protéines, et non pas quelques-unes seulement, servent d’enzymes. Quelles chances y avait-il d’obtenir toutes ces protéines par hasard? Une sur 1040 000! “Une probabilité terriblement faible qu’on ne pourrait envisager, dit Hoyle, même si l’univers tout entier était une soupe organique.” Et il ajoute: “À moins que, par ses préjugés nés de ses croyances sociales ou de sa formation scientifique, on soit persuadé que la vie est née [spontanément] sur la terre, ce simple calcul écarte complètement cette idée13

 Cependant, la probabilité d’un tel phénomène est beaucoup plus faible encore que ne le laisse entendre ce chiffre déjà ‘terriblement petit’. En effet, la cellule doit être entourée d’une membrane. Or cette membrane, constituée de protéines, de glucides et de lipides, est extrêmement complexe. Voici d’ailleurs ce qu’écrit à ce sujet l’évolutionniste Leslie Orgel: “Les membranes cellulaires comportent aujourd’hui des canaux et des pompes qui règlent très précisément l’introduction et le rejet d’éléments nutritifs, des déchets, des ions métalliques, etc. Ces canaux aux fonctions hautement spécifiques ont besoin de protéines très particulières, des molécules qui ne pouvaient exister au tout début de l’évolution de la vie14

L’extraordinaire code génétique

 Il est encore plus difficile d’obtenir les acides nucléiques, constituants de l’ADN, support du code génétique. Il faut cinq histones pour une molécule d’ADN. (On pense que les histones jouent un rôle pour ce qui est de diriger l’activité des gènes.) Il y aurait, dit-on, une chance sur 20100 pour que se forme par hasard la plus simple de ces histones. C’est là aussi un chiffre énorme, “supérieur au nombre total des atomes dont sont constituées toutes les étoiles et les galaxies visibles au moyen des plus grands télescopes astronomiques15”.

 Mais la théorie de l’évolution rencontre des difficultés plus grandes encore quand on aborde la question de l’origine du code génétique complet, lequel est absolument nécessaire à la reproduction de la cellule. C’est alors que ressurgit le dilemme de ‘l’œuf et de la poule’ à propos des protéines et de l’ADN; Hitching déclare: “Les protéines ont besoin de l’ADN pour se former. Mais l’ADN a lui-même besoin d’une protéine pour se former16.” On se retrouve donc devant le paradoxe soulevé par Dickerson: “Lequel est apparu le premier”, la protéine ou l’ADN? Ce scientifique propose cette réponse: ‘Ils se sont développés en parallèle17.’ Cela revient à dire que ‘l’œuf’ et ‘la poule’ ont évolué simultanément, aucun d’eux n’étant issu de l’autre. Cela vous paraît-il raisonnable? Un savant a résumé ainsi l’énigme: “L’origine du code génétique soulève un énorme problème, celui de l’œuf et de la poule, qui demeure encore aujourd’hui totalement obscur18

 Un autre scientifique a fait cet intéressant commentaire: “Nous ne disposons d’aucun modèle de laboratoire permettant de simuler l’évolution de la machinerie génétique; on peut donc en discuter sans fin, sans être gêné par quelque contingence19.” Mais est-ce suivre la méthode scientifique que d’écarter aussi facilement l’avalanche de ‘contingences’? Leslie Orgel parle de l’existence du code génétique comme de “l’aspect le plus déconcertant du problème que constituent les origines de la vie20”. Quant à Francis Crick, il tire cette conclusion: “En dépit de la quasi-universalité du code génétique, le mécanisme nécessaire pour le mettre en œuvre est beaucoup trop sophistiqué pour être apparu d’un seul coup21

24 Les évolutionnistes tentent d’éliminer la nécessité devant laquelle ils se trouvent de faire se réaliser l’impossible d’“un seul coup” en adoptant l’idée d’un processus graduel par lequel la sélection naturelle aurait pu faire son œuvre d’une façon progressive. Mais s’il n’y a pas de code génétique pour mettre en branle le processus de reproduction, la sélection naturelle n’a rien à sélectionner.

La photosynthèse

 L’évolutionnisme se trouve devant un autre obstacle. À un certain moment, la cellule primitive aurait dû inventer un phénomène qui allait bouleverser la vie sur la terre: la photosynthèse. Ce processus, au cours duquel les plantes absorbent le gaz carbonique et rejettent l’oxygène, n’est toujours pas parfaitement compris par les savants. Selon F. Went, un biologiste, c’est “un processus que jusque-là personne n’a été capable de reproduire dans une éprouvette22”. Et pourtant, les évolutionnistes pensent que c’est par hasard qu’une minuscule cellule a mis en branle ce processus.

La photosynthèse a transformé l’atmosphère dépourvue d’oxygène à l’état libre en une nouvelle atmosphère dont 20 pour cent de molécules sont de l’oxygène. Grâce à cela, les animaux pourraient respirer de l’oxygène et vivre. De plus, il s’est formé une couche d’ozone qui allait protéger toute vie contre les radiations néfastes des rayons ultraviolets. La conjugaison remarquable de ces conditions peut-elle être tout simplement attribuée au hasard?

Y a-t-il une intelligence derrière tout cela?

 Lorsqu’ils sont obligés de constater à quel point il est improbable qu’une cellule ait pu naître par le seul hasard, certains évolutionnistes se sentent obligés de faire marche arrière. Par exemple, Hoyle et Wickramasinghe (auteurs de Evolution From Space) renoncent en disant: “Ces questions sont trop complexes pour que nous puissions fixer des chiffres.” Et ils ajoutent: “Il n’est pas possible de s’en sortir en imaginant simplement une soupe organique plus vaste et meilleure, comme nous espérions nous-mêmes pouvoir le faire il y a un ou deux ans. Les chiffres calculés plus haut sont tout aussi fabuleux pour une soupe universelle que pour une soupe limitée à la terre23

 C’est pourquoi, après avoir reconnu que d’une manière ou d’une autre il a fallu une intelligence pour que la vie apparaisse, ces deux auteurs déclarent: “En fait, une telle hypothèse saute tellement aux yeux qu’on se demande pourquoi elle n’est pas largement acceptée comme une évidence. Les raisons en sont plus psychologiques que scientifiques24.” Un observateur pourrait donc en conclure qu’une barrière “psychologique” est la seule raison plausible pour laquelle la plupart des évolutionnistes s’obstinent à expliquer l’origine de la vie par le hasard et excluent toute idée de “dessein, de finalité ou de direction25”, selon les expressions de Dawkins. Effectivement, après avoir pourtant admis la nécessité d’une intelligence, même Hoyle et Wickramasinghe disent qu’ils ne croient pas qu’un Créateur soit à l’origine de la vie26. Suivant leur raisonnement, il a fallu une intelligence, mais l’idée d’un Créateur, elle, est inacceptable. N’est-ce pas contradictoire?

Est-ce scientifique?

 Pour admettre comme un fait scientifique que la vie soit apparue par hasard, encore faut-il que cela soit établi selon la méthode scientifique, que l’on définit ainsi: Observez ce qui se produit; sur la base de vos observations, formulez une théorie qui pourrait être exacte; mettez-la à l’épreuve par d’autres observations et par des expériences; voyez si les prédictions découlant de votre théorie se réalisent.

 Il n’a pas été possible, en cherchant à suivre la méthode scientifique, d’observer l’apparition spontanée de la vie. Il n’y a aucune preuve que cela se produise aujourd’hui et, bien entendu, aucun observateur humain n’était présent à l’époque où les évolutionnistes situent l’événement. Aucune théorie expliquant la génération spontanée de la vie n’a pu être vérifiée par l’observation. On a été incapable de reproduire l’expérience en laboratoire. Les prédictions fondées sur cette théorie ne se sont pas réalisées. Puisqu’il est impossible de suivre la méthode scientifique, est-il vraiment scientifique d’élever une telle théorie au niveau d’un fait?

En revanche, quantité de faits nous amènent à conclure que la génération spontanée de la vie à partir de la matière inanimée est impossible. “Il suffit d’examiner attentivement l’ampleur d’une telle œuvre”, reconnaît George Wald, professeur à l’Université Harvard, “pour admettre que la génération spontanée d’un organisme vivant est une impossibilité”. Mais que croit ce partisan de l’évolution? Il répond: “Pourtant, je crois que nous sommes le résultat de la génération spontanée27.” Vous paraît-il témoigner d’un esprit scientifique et impartial?

 Joseph Woodger, biologiste anglais, dit que “c’est pur dogmatisme que d’affirmer que ce que l’on veut croire s’est effectivement produit28”. Comment des savants ont-ils pu accepter eux-mêmes ce qui est une violation flagrante de la méthode scientifique? Loren Eiseley, évolutionniste réputé, a reconnu: “Après avoir reproché aux théologiens de s’appuyer sur le mythe et le miracle, la science se voyait dans la triste obligation de créer une mythologie nouvelle, c’est-à-dire de présumer que ce qu’un long effort ne pouvait produire aujourd’hui s’était produit à la genèse du monde29

 Si l’on s’en tient aux faits, la théorie selon laquelle la vie serait apparue par hasard relève plus de la science-fiction que de la science tout court. Dans ce domaine, bon nombre de partisans de l’évolution ont manifestement abandonné la méthode scientifique pour croire ce qu’ils souhaitaient croire. Malgré tout ce qui rend absolument improbable la naissance de la vie par hasard, le dogmatisme le plus tranchant l’emporte sur la prudence qui, normalement, caractérise la méthode scientifique.

Tous les savants ne l’acceptent pas

Cependant, tous les savants n’ont pas rejeté catégoriquement l’autre alternative. Par exemple, conscient de tout ce qui rend invraisemblable la génération spontanée de la vie, le physicien H. Lipson dit ceci: “La seule explication acceptable, c’est la création. Je sais que c’est une abomination aux yeux des physiciens, et à mes yeux aussi d’ailleurs, mais on ne doit pas rejeter une théorie qu’on n’aime pas quand elle est fondée sur les faits établis.” Il ajouta qu’après la parution de L’origine des espèces, le livre de Darwin, “l’évolution est devenue en quelque sorte une religion scientifique; presque tous les savants l’ont acceptée, et beaucoup sont prêts à ‘infléchir’ leurs observations pour les faire correspondre à la théorie30”. Telle est la triste vérité.

 Chandra Wickramasinghe, professeur à l’université de Cardiff, déclara: “Dès le début de ma formation de scientifique, on m’a bourré le crâne pour me convaincre qu’on ne peut concilier la science et la création dirigée, quelle qu’elle soit. Il m’a fallu rejeter avec peine ce concept. Je me sens très mal à l’aise dans cette situation, dans l’état d’esprit qui est le mien aujourd’hui. Mais il n’y a aucun moyen raisonnable d’en sortir. (...) Dire que la vie est apparue sur la terre à la suite d’un accident chimique, c’est rechercher un grain de sable bien particulier sur toutes les plages de toutes les planètes de l’univers... et le trouver.” En d’autres termes, il est tout simplement impossible que la vie soit née d’un accident chimique. Wickramasinghe conclut ainsi: “Pour comprendre l’agencement précis des constituants chimiques nécessaires à la vie, il n’y a pas d’autre moyen que d’invoquer la création à l’échelle cosmique31

 Quant à l’astronome Robert Jastrow, il dit: “Les savants ne peuvent prouver que la vie ne fut pas la conséquence d’un acte de création32

Et même si l’on admet qu’une première cellule vivante est bien apparue spontanément d’une manière ou d’une autre, y a-t-il des preuves qu’elle ait évolué et se soit transformée pour donner naissance à toutes les créatures ayant jamais existé sur la terre? Les registres fossiles apportent une réponse que nous examinerons dans le chapitre suivant.

 

Des évolutionnistes, vivants ou décédés, parlent de l’origine de la vie.

  “L’hypothèse selon laquelle la vie se serait développée à partir de la matière inerte est toujours un article de foi.” — J. Sullivan, mathématiciend.

  “Il y a autant de chances que la vie soit apparue de façon fortuite qu’il y en a d’obtenir un dictionnaire complet à la suite de l’explosion d’une imprimerie.” — Edwin Conklin, biologistee.

  “Il suffit d’examiner attentivement l’ampleur d’une telle œuvre pour admettre que la génération spontanée d’un organisme vivant est une impossibilité.” — George Wald, biochimistef.

  “Un honnête homme, armé de toutes les connaissances dont nous sommes actuellement en possession, ne pourrait déclarer qu’une seule chose: pour le moment, l’origine de la vie apparaît presque comme un miracle.” — Francis Crick, biologisteg.

  “À moins que, par ses préjugés nés de ses croyances sociales ou de sa formation scientifique, on ne soit persuadé que la vie est née [spontanément] sur la terre, ce simple calcul [le calcul des probabilités qui s’oppose à une telle croyance] écarte complètement cette idée.” — Fred Hoyle et N. Wickramasinghe, astronomesh.

 

 

L’évolution est-elle scientifiquement prouvée?

On définit ainsi la “méthode scientifique”: Observez ce qui se passe; sur la base de vos observations, formulez une théorie qui pourrait être exacte; mettez-la à l’épreuve par d’autres observations et par des expériences; voyez si les prédictions fondées sur votre théorie se réalisent. Est-ce là la méthode qu’ont suivie ceux qui soutiennent et enseignent l’évolution?

L’astronome Robert Jastrow déclare: “À leur grand regret, [les savants] ne peuvent fournir de réponse tranchée, parce que les chimistes n’ont jamais réussi à reproduire les expériences de la nature concernant la création d’une vie à partir de matière inerte. Les savants ignorent comment cela s’est passé.” — Au-delà du cerveau, 1982, p. 19.

L’évolutionniste Loren Eiseley a reconnu: “Après avoir reproché aux théologiens de s’appuyer sur le mythe et le miracle, la science se voyait dans la triste obligation de créer une mythologie nouvelle, c’est-à-dire de présumer que ce qu’un long effort ne pouvait produire aujourd’hui s’était produit à la genèse du monde.” — L’immense voyage, p. 186.

Une revue britannique remarque qu’“un nombre croissant de savants, et notamment d’évolutionnistes, (...) affirment que la théorie évolutionniste de Darwin n’est pas une théorie vraiment scientifique. (...) Bon nombre de ces critiques sont pourvus de solides diplômes”. — New Scientist du 25 juin 1981, p. 828.

Le physicien H. Lipson a dit: “La seule explication acceptable, c’est la création. Je sais que c’est une abomination aux yeux des physiciens, et à mes yeux aussi d’ailleurs, mais on ne doit pas rejeter une théorie qu’on n’aime pas quand elle est fondée sur les faits établis.” (C’est nous qui soulignons.) — Physics Bulletin, 1980, tome XXXI, p. 138.

Les partisans de l’évolution sont-ils unanimes? Cela a-t-il une influence sur votre façon de considérer ce qu’ils enseignent?

À l’occasion du centenaire du livre L’origine des espèces de Darwin, on a publié une édition spéciale de cet ouvrage dont la préface disait notamment: “Comme nous le savons, les biologistes ont des points de vue très divergents, non seulement sur les causes de l’évolution, mais aussi sur le processus évolutif lui-même. Ces divergences existent parce que les preuves ne sont pas vraiment convaincantes et ne permettent d’arriver à aucune conclusion certaine. Il est donc normal et juste d’attirer l’attention des lecteurs n’ayant pas une formation scientifique sur les désaccords au sujet de l’évolution.” — Préface de W. Thompson, qui était alors directeur de l’Institut des études biologiques pour le Commonwealth, à Ottawa (Canada).

“Un siècle après la mort de Darwin, nous n’avons toujours pas la moindre idée démontrable, voire plausible, de la façon dont l’évolution s’est réellement faite, ce qui a provoqué ces dernières années une succession extraordinaire de disputes sur l’ensemble de la question. (...) Il y a presque un état de guerre ouverte parmi les évolutionnistes eux-mêmes, chaque secte [évolutionniste] préconisant quelque modification nouvelle.” — C. Booker (rédacteur au Times de Londres), The Star (Johannesburg) du 20 avril 1982, p. 19.

Une revue scientifique a déclaré: “L’évolution (...) n’est pas seulement attaquée par les chrétiens fondamentalistes. Elle est également contestée par des savants réputés. Les désaccords sont de plus en plus grands parmi les paléontologistes, les spécialistes des fossiles.” — Discover d’octobre 1980, p. 88.

Quel est le témoignage des archives fossiles?

Darwin a reconnu: “Si des espèces nombreuses (...) avaient réellement apparu tout à coup, ce fait anéantirait la théorie de l’évolution.” (L’origine des espèces, 1983, Maspero, II, p. 378.) Les faits indiquent-ils que des “espèces nombreuses” sont venues à l’existence en même temps, ou montrent-ils qu’il y a eu un développement graduel, comme le soutient l’évolution?

A-t-on découvert suffisamment de fossiles pour pouvoir tirer une conclusion valable?

Porter Kier, de la Smithsonian Institution, dit ceci: “Dans les musées du monde entier sont conservés une centaine de millions de fossiles, tous catalogués et identifiés.” (New Scientist du 15 janvier 1981, p. 129). L’ouvrage Histoire de la terre abonde dans ce sens, en ces termes: “Grâce aux fossiles, les paléontologistes peuvent maintenant nous donner une excellente image de la vie telle qu’elle existait dans les périodes anciennes.” — Richard Carrington, Payot, 1956, p. 51.

Que révèlent les archives fossiles?

Le Bulletin (angl.) du Field Museum of Natural History de Chicago a fait ce commentaire: “La théorie de Darwin [sur l’évolution] a toujours été très liée au témoignage des fossiles, et il est probable que la plupart des gens s’imaginent que ceux-ci apportent une contribution très importante à l’argumentation avancée en faveur des interprétations darwiniennes sur l’histoire de la vie. Malheureusement, ce n’est pas rigoureusement exact. (...) Les registres géologiques ne fournissaient pas et ne fournissent toujours pas une chaîne continue indiquant une évolution lente et graduelle.” — Janvier 1979, tome L, no 1, pp. 22, 23.

Un ouvrage explique qu’“à partir du début du Cambrien et sur une période de quelque 10 millions d’années, tous les principaux groupes d’invertébrés pourvus d’un squelette externe firent leur apparition de la façon la plus spectaculaire et la plus diversifiée qui ait jamais été enregistrée sur notre planète”. — A View of Life (Californie, 1981) de Salvador Luria, Stephen Gould et Sam Singer, p. 649.

Voici ce qu’a écrit le paléontologiste Alfred Romer: “Au-dessous [du Cambrien], on trouve d’épaisses strates sédimentaires où l’on s’attendrait normalement à découvrir les ancêtres des formes cambriennes. Cependant, nous ne les y trouvons pas; ces strates plus anciennes sont pour ainsi dire dépourvues de traces de vie, de sorte qu’on pourrait dire raisonnablement que le tableau général est conforme à la conception d’une création spéciale au début du Cambrien.” — Natural History d’octobre 1959, p. 467.

Le zoologiste Harold Coffin tire cette conclusion: “S’il est exact qu’il y a eu évolution progressive du simple vers le complexe, alors on aurait dû trouver les ancêtres de ces créatures vivantes pleinement développées qu’on rencontre dans le Cambrien. Mais voilà, on ne les a pas trouvés, et les scientifiques admettent qu’il y a peu de chances qu’on les trouve un jour. Si l’on se fonde uniquement sur les faits et sur ce qu’on a effectivement découvert dans la terre, c’est la thèse selon laquelle les grandes formes de vie sont la conséquence d’un acte de création soudain qui concorde le mieux avec les faits.” — Liberty de septembre-octobre 1975, p. 12.

Dans son ouvrage Cosmos, Carl Sagan admet franchement: “Ce que révèlent les fossiles pourrait ne pas être incompatible avec l’existence d’un Créateur.” — (Paris, 1981), p. 28.

Suite le l'acticle voir: "sommes-nous le produit d'une évolution......" -2

par paulus publié dans : Vie Eternelle
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Dimanche 22 mai 2005

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